Thèse soutenue

Nivellement et sociophonologie de deux grands centres urbains : le système vocalique de Toulouse et de Marseille

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Auteur / Autrice : Léa Courdès-Murphy
Direction : Fabio MonterminiJean-Michel Tarrier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance le 22/10/2018
Etablissement(s) : Toulouse 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Comportement, Langage, Éducation, Socialisation, Cognition (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Cognition, langues, langage, ergonomie (Toulouse ; 2006-....)
Jury : Président / Présidente : Chantal Lyche
Examinateurs / Examinatrices : Fabio Montermini, Jean-Michel Tarrier, Sophie Herment, Marie-Hélène Côté, Jacques Durand, Anne Przewozny, Julien Eychenne
Rapporteurs / Rapporteuses : Sophie Herment, Marie-Hélène Côté

Résumé

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La plupart des travaux en sociolinguistique portant sur les différentes variétés du français affirment qu’un nivellement sans commune mesure est à l’œuvre en France à l’heure actuelle. Les caractéristiques régionales tendraient à s’uniformiser au profit d’une norme de prestige supra-locale; ce phénomène est désormais connu sous l’appellation « exception française ». Cette thèse propose une étude multidimensionnelle (socio-phonologique et phonético-acoustique) des caractéristiques segmentales des variétés françaises de Toulouse et de Marseille, dans l’optique de décrire la dynamique en cours de ces systèmes et de mettre à l’épreuve la thèse du nivellement. De surcroît, nous débattons des facteurs sociolinguistiques à l’origine des changements en cours dans ces variétés. Notre travail se fonde sur des données issues des corpus que nous avons constitués selon le protocole et la méthodologie des programmes de recherche Phonologie du Français Contemporain : usages, variétés et structure (PFC) et Langue, Ville, Travail, Identité (LVTI). Nous nous focalisons sur le système vocalique et en particulier sur les voyelles moyennes, le schwa et les voyelles nasales. Tout au long de ce travail, nous nous interrogeons sur la capacité des cadres phonologiques formels à modéliser des données reflétant une grande variation. Plus précisément, nous confrontons le cadre de la Phonologie de Dépendance aux résultats dégagés dans nos analyses afin d’en déterminer les avantages et les limites.