Thèse soutenue

Entre ancrage et mobilité : pour une lecture morphodynamique de l'espace public

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Auteur / Autrice : Marie-Christine Welsch
Direction : Cristiana Mazzoni
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Architecture
Date : Soutenance le 20/09/2018
Etablissement(s) : Strasbourg
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences humaines et sociales – Perspectives européennes (Strasbourg ; 2009-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Architecture, morphologie / Morphogénèse urbaine et projet (Strasbourg)
Jury : Président / Présidente : Valérie Lebois
Examinateurs / Examinatrices : Jin Gan
Rapporteurs / Rapporteuses : Giánnīs Tsiṓmīs, Jian Zhuo

Mots clés

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Résumé

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A l’heure de la mondialisation, auteure d’une croissance sans limites de nos métropoles, la mobilité devient fer de lance ou symptôme de notre société. Le regard porté sur elle s’appuie sur les discours et théories qui ont retenu l’attention des chercheurs depuis les années 2000, et interroge les interrelations structurantes entre mobilité et espace public au prisme des phénomènes de métropolisation. L’espace public est ainsi questionné à travers une lecture morphodynamique faisant de la mobilité son nouveau cadre conceptuel. Cette approche fondée sur la primauté du mouvement amène à considérer l’espace à travers la notion de spatialité développée ici selon trois rapports spatiaux – abstrait-concret (« espace-substance »), scalaire-métrique (espace topologique), localisation-mouvement (espace de perception) – qui se déclinent en trois dimensions spatiales : l’espace-lieu, l’espace-liaison, l’espace-étendue. A travers cette proposition de lecture de l’espace émerge une redéfinition dynamique des catégorisations spatiales, jusqu’à présent fondées sur la typomorphologie, à partir d’une approche morphodynamique, c’est-à-dire qui tient compte des rapports entre les forces, les mouvements et les formes. Les modèles de représentation des métropoles sont ainsi requestionnés, au même titre que les dynamiques métropolitaines actuelles. Ce cadre théorique appliqué au concret rejoint l’hypothèse que si de prime abord les ancrages semblent traqués ils restent le socle de la mobilité, qui appliquée à l’espace urbain devient un vecteur de métropolisation au cœur d’un jeu d’organisation spatiale entre le local et le global. Il promeut un retour à la lenteur en réponse au paradoxe des modalités de déplacement dans les métropoles du XXIe siècle et met en évidence le modèle de la ville des courtes distances comme une nouvelle dynamique organisationnel de l’espace métropolitain.