Du Moi au Dessin : l'expression plastique de la folie
Auteur / Autrice : | Haleh Zahedi |
Direction : | Germain Roesz |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Arts |
Date : | Soutenance le 28/09/2018 |
Etablissement(s) : | Strasbourg |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Humanités (Strasbourg ; 2009-....) |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques (Strasbourg) |
Jury : | Président / Présidente : Jacob Rogozinski |
Rapporteur / Rapporteuse : Jean-François Robic, Jean-Marc Lachaud |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La création artistique est souvent associée injustement à la folie, à ce trou noir où la souffrance règne. Ce travail de recherche se construit à partir de l’expression « la folie, l’absence d’œuvre » de Michel Foucault et se penche sur la notion de folie en tant qu’entrave à la création. Loin de tout éloge immérité qu’on a attribué à cette notion vaste et équivoque tout au long de l’histoire, d’Erasme au surréalisme, cette thèse entreprend de réfléchir sur la fonctionnalité du travail créatif en cas de démence. Un regard historique sur la représentation de la folie dans l’art occidental éclaircira la prise de position de l’artiste à l’égard de l’aliénation mentale ou collective. Ainsi, à travers une étude approfondie de différents parcours artistiques ébranlés par des troubles mentaux, cette thèse s’engage à esquisser le trajet de l’artiste depuis le trouble psychotique jusqu’à sa tentative de guérison par la création. Considérant des liens entre l’état psychique et le dessin au sein de mon propre travail plastique, je m’interroge également sur la responsabilité sociale d’une œuvre troublante dans le monde contemporain.