Thèse soutenue

Génération et sélection de précurseurs de photorécepteurs dérivés de cellules souches pluripotentes induites humaines compatibles pour des stratégies de thérapie cellulaire

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Giuliana Gagliardi
Direction : Olivier Goureau
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Neurosciences
Date : Soutenance le 21/09/2018
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Cerveau, cognition, comportement (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de la vision (Paris ; 2009-....)
Jury : Président / Présidente : Ann Lohof
Examinateurs / Examinatrices : Deniz Dalkara, Vasiliki Kalatzis
Rapporteurs / Rapporteuses : Marius Ader, Anselme Perrier

Résumé

FR  |  
EN

Les maladies dégénératives de la rétine représentent un défi majeur de santé publique pour lequel les techniques thérapeutiques restent aujourd’hui insuffisantes et limitées. L'une des approches les plus prometteuses est la thérapie cellulaire, c'est-à-dire le remplacement d’une typologie cellulaire spécifique. Dans ce contexte, les cellules souches pluripotentes pourraient être utilisées comme source illimitée de cellules rétiniennes. Le protocole développé par notre groupe pour la génération de photorécepteurs transplantables à partir de cellules souches induites à la pluripotence (iPSCs) a été adapté à des conditions compatibles avec les normes dites « Good Manufacturing Practice » (GMP) afin de passer rapidement à une application clinique. L'antigène de surface CD73 a été caractérisé comme un marqueur spécifique des photorécepteurs dérivés de iPSCs humaines. Nous avons développé une stratégie de tri basée sur le ciblage magnétique de CD73, qui permet d’obtenir une population homogène de photorécepteurs. Nous avons démontré l’absence du risque de développement de tumeur lié à la transplantation de ces cellules. Enfin, les cellules CD73-positives sont capables de survivre et acquérir un certain niveau de maturité après transplantation chez un modèle de dystrophie rétinienne. Bien que la compétence de cellules greffées à former de connections synaptiques fonctionnelles et à rétablir la fonction visuelle est encore à démontrer, ce travail apporte un nouvel outil pour l’utilisation de photorécepteurs dérivés de iPSCs humaines pour des applications thérapeutiques ainsi que pour l’étude des pathologies concernant les photorécepteurs.