Thèse soutenue

Dimorphismes sexuels de la neuroplasticité respiratoire associée au syndrome d'apnées obstructives du sommeil et caractérisation d'un nouveau modèle murin

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Auteur / Autrice : David Baum
Direction : Philippe CardotMarie-Noëlle Fiamma
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie, neurophysiologie respiratoire
Date : Soutenance le 15/03/2018
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Physiologie, Physiopathologie et Thérapeutique (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Neurophysiologie respiratoire expérimentale et clinique (Paris ; 2014-....)
Jury : Président / Présidente : Philippe Le Rouzic
Examinateurs / Examinatrices : Julie Peyronnet-Roux, Véronique Fabre
Rapporteurs / Rapporteuses : Véronique Bach, Valéry Matarazzo

Mots clés

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Résumé

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Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) se caractérise par des collapsus récurrents des voies aériennes supérieures pendant le sommeil, entraînant des épisodes d’hypoxie/hypercapnie. Par ces variations gazeuses, le SAOS entraîne des altérations cardiorespiratoires, représentant ainsi un danger de vie pour les patients, mais dont certaines sont moins marquées chez les patientes. La prévalence chez les hommes est plus élevée que celle des femmes pré-ménopausées et elle est augmentée par l’obésité.L’objectif de ce doctorat était de caractériser les dimorphismes sexuels dans la neuroplasticité associée au SAOS, à l’origine des altérations cardiorespiratoires. Pour cela, nous avons soumis des souris à un protocole d’hypoxie intermittente chronique (HIC), ce modèle récapitulant l’hypoxie récurrente du SAOS. Dans l’encéphale de ces souris, nous avons pu apprécier des atteintes différentielles entre les souris mâles et femelles au sein de structures cardiorespiratoires avec un profil de neuroplasticité réservé aux femelles qui pourrait atténuer chez ces dernières les effets de l’HIC. Cela ouvre des pistes explicatives des différences sexuelles retrouvées chez les patients et patientes SAOS. Nous avons également caractérisé une souche de souris obèses (New Zealand Obese) en tant que modèle du SAOS. Nous fournissons ainsi le premier modèle murin naturel du SAOS lié à l’obésité. Enfin, ce travail contribue à une meilleure connaissance des différences sexuelles observées dans le SAOS et fournit un modèle facilement accessible qui offre la possibilité de réaliser des études plus complètes de la pathologie du SAOS.