Thèse soutenue

L’architecture de grande hauteur à Paris (1893-1973) : débats et hypothèses autour d’une spécificité française

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Auteur / Autrice : Julie Gimbal
Direction : Jean-Yves Andrieux
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance le 08/12/2018
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre André Chastel (Paris)
Jury : Président / Présidente : Jean-Baptiste Minnaert
Examinateurs / Examinatrices : Fabienne Chevallier, Simon Texier, Frédéric Seitz

Résumé

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L’architecture de grande hauteur appelle un ensemble de mythologies urbaines et de constructions historiques qui, indéfiniment, valorisent sa charge symbolique ou débattent de sa définition, de son lieu de naissance et de sa place dans le cours de la modernité. Le gratte-ciel, la tour sont des objets de fascination souvent pris dans la trame de grands récits qui, en relevant les manifestations les plus éclatantes, omettent les traces mineures qui sont autant d’écho fondamentaux de l’émission et de la réception de l’architecture, susceptibles de rééquilibrer les discours. Grâce à un large corpus d’œuvres et de sources, ce travail de recherche a l’ambition de comprendre la situation idéologique et urbaine de l’architecture de grande hauteur à Paris, de son émergence dans l’opinion française en 1893 (exposition internationale de Chicago) à sa condamnation au début des années 1970, sous l’action de critères convergents : la circulaire du 21 mars 1973 d’Olivier Guichard (Tours et barres) et l’arrêt des tours proclamé un an plus tard par le président de la République Valéry Giscard d’Estaing.