Thèse soutenue

Des femmes dans la ville : Amiens (1380-1520)

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Auteur / Autrice : Julie Pilorget
Direction : Élisabeth Crouzet-Pavan
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études médiévales
Date : Soutenance le 17/11/2018
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre Roland Mousnier (Paris)
Jury : Président / Présidente : Thierry Dutour
Examinateurs / Examinatrices : Scarlett Beauvalet-Boutouyrie, Thérèse De Hemptinne, Didier Lett, Pascal Montaubin

Résumé

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Cette thèse de doctorat étudie la place des femmes dans la société urbaine des derniers siècles du Moyen Âge. Son objectif réside en l’examen des multiples opportunités offertes alors aux femmes, tant dans le domaine juridique qu’économique et social. La recherche s’appuie sur l’observatoire privilégié de la ville d’Amiens, capitale régionale dynamique, qui présente l’intérêt d’appartenir à un système coutumier original, particulièrement favorable aux femmes. La caractéristique des coutumes picardes tient essentiellement à ce qu’elles donnent la priorité au ménage sur le lignage. L’institution de la communauté de biens entre époux permet ainsi de considérer les femmes comme de véritables actrices économiques. Leurs différentes occupations révèlent leur présence quotidienne et leur participation constante à la vie économique de la cité. Sur le plan social, elles en retirent une visibilité certaine et font partie intégrante de la communauté des habitants. De plus, l’étude des registres de délibérations et livres de justice démontre qu’elles n’hésitent pas à s’affirmer par la verdeur de leur propos sur la place publique, où tous sont en représentation. L’objectif de ce travail est également d’améliorer notre compréhension des rapports de genre dans le contexte du renforcement de l’ordre social à l’aube des Temps Modernes. Enfin, d’un point de vue méthodologique, ce sujet, centré sur un espace de syncrétisme aux confins des influences flamande et orléano-parisienne, entend réinterroger les périodisations académiques et conduire, par le dialogue entre sciences humaines, au décloisonnement des réflexions.