Thèse soutenue

Le pronom on entre hypothèse psychomécanique et point de vue contrastif (français-arabe)

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Auteur / Autrice : Manar El Kak
Direction : Christiane Marque-Pucheu
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Linguistique
Date : Soutenance le 23/11/2018
Etablissement(s) : Sorbonne université en cotutelle avec Université Libanaise
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Concepts et langages (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Sens, texte, informatique, histoire (Paris ; 2010-....)
Jury : Président / Présidente : Samir Bajrić
Examinateurs / Examinatrices : Bassām Barakaẗ, Joseph Michel Chraim, Hayssam Kotob, Salah Mejri

Résumé

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Cette thèse étudie la polysémie du pronom on dans une perspective contrastive français-arabe. L’objectif de cette étude consiste à résoudre le problème de l’irrégularité dans la traduction arabe de on. Ce problème provient d’une variété d’emplois contradictoires de on en français, d’où sa polysémie. La polysémie de on a été examinée d’après le modèle interprétatif de la psychomécanique du langage de Gustave Guillaume complété par une approche énonciative. Ce cadre théorique a révélé comment, par une remontée vers l’ontogénèse de on, ce dernier est devenu un pronom intra-verbal malgré son origine substantivale. Par ailleurs, il est fait usage du Tenseur Binaire Radical (TBR) qui représente le signifié de puissance de on en langue. Ce signifié de puissance est illustré par un double mouvement qui va d’une pluralité indéfinie à une pluralité indéterminée, le point de transition étant moi-locuteur. Ainsi, le signifié de puissance de on a permis d’identifier et d’ordonner 13 signifiés d’effet, en tenant compte de la catégorie du nombre et de la notion de personne. Ces critères permettent de distinguer entre les valeurs de la 3e personne, celles de la personne 4 et les valeurs discursives d’un côté, et les effets de sens de l’autre. Mais pour traduire on, l’analyse contrastive du corpus bilingue a révélé que les traducteurs privilégient plutôt les effets de sens véhiculés par ce pronom. L’étude se termine donc par une proposition d’un ensemble de correspondants arabes pour chacun des 13 signifiés d’effet de on. Enfin, pour que la traduction de ce pronom soit adéquate, il faut que le groupe on + verbe soit considéré comme une unité de traduction.