Thèse soutenue

Le montage des peintures coréennes sous la dynastie Joseon (1392-1910)

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Auteur / Autrice : Meejung Kim
Direction : Antoine Gournay
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance le 25/01/2018
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre de Recherches sur l’Extrême Orient de Paris-Sorbonne (Paris)
Jury : Président / Présidente : Estelle Leggeri-Bauer
Examinateurs / Examinatrices : Oliver J. Moore, Joanna M. Kosek

Résumé

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Les peintures coréennes datant de la dynastie Joseon (1392-1910) ont été très souvent remontées à la manière chinoise ou japonaise. Il est possible d’en reconstituer la configuration grâce à de rares exemples de rouleaux suspendus ayant conservé leurs montages d’origine. Il en est ainsi du Portrait de Kang Sehwang par Yi Myeonggi, qui date de 1783, et aujourd’hui conservé au Musée national de Corée, à Séoul, ou encore des Bambous sous la pluie de Yi Chong, datant de 1622 et appartenant au Musée Guimet, dont l’originalité tient à l’inclusion d’un colophon calligraphié. Dans ce genre de peintures réservées aux lettrés, le schéma d’encadrement au moyen d’une bordure blanche ainsi que d’un encadrement supérieur et inférieur de couleur bleue apparaît comme étant semblable. On peut étendre le travail de reconstitution grâce aux archives royales, où des commandes de paravents de diverses natures sont enregistrées. Le genre mal connu des « souvenirs de réunions », à mi-chemin entre peinture et écriture, révèle des montages originaux sous forme de rouleaux suspendus. L’examen d’autres genres de peintures, qu’elles soient commémoratives, édificatrices, ou même chamaniques montre l’étendue des solutions de montages, ce qui tient à l’extrême variété des papiers coréens utilisés. La conception de formats géants pour les peintures bouddhiques, surtout après la Guerre d’Imjin (1592-1598), ne peut s’expliquer sans les propriétés de résistance du papier coréen. L’examen technique et esthétique des montages de peintures coréennes apporte ainsi un nouvel éclairage à l’histoire de la peinture coréenne, depuis la fin de la dynastie Goryeo jusqu’aux bouleversements politiques apparus en 1910.