Comprendre le développement et la structuration de « l’espace des « socio-sports » rennais
| Auteur / Autrice : | Camille Collet |
| Direction : | Gaëlle Sempé |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) |
| Date : | Soutenance le 28/11/2018 |
| Etablissement(s) : | Rennes 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers) |
| Partenaire(s) de recherche : | COMUE : Université Bretagne Loire (2016-2019) |
| Laboratoire : Violences, Innovations, Politiques, Socialisations et Sports | |
| Jury : | Président / Présidente : Williams Nuytens |
| Examinateurs / Examinatrices : Dominique Charrier, François Le Yondre | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : William Gasparini, Marina Honta |
Mots clés
Résumé
L’impulsion donnée par les organes déconcentrés de l’État et la municipalité a contribué au développement des pratiques socio-sportives rennaises, grâce à l’action de structures appartenant à des secteurs divers. Cette dynamique à laquelle nous avons été associée nous a incitée à entreprendre une thèse afin de dresser un portrait du paysage socio-sportif local. Financée par le Cercle Paul Bert, la Ligue de l’Enseignement et l’UFOLEP, notre recherche s’est attachée à comprendre, à travers une démarche sociologique et qualitative, comment ce dernier se développait et se structurait. L’élaboration d’un « espace des « socio-sports », construit à partir de deux axes : l’approche de la pratique sportive et celle des publics en nous appuyant sur la théorie de l’intégration de R. Castel (1995), nous a permis d’identifier les acteurs et actrices qui se revendiquaient du « socio-sport » et de comprendre leur positionnement à la fois symbolique et pratique. La diversité des approches et des démarches observée sur le terrain contredit l’idée d’une unicité du « socio-sport » et d’un accord sur une définition unique, légitime. Une tension est présente entre plusieurs modèles, principalement celui reposant sur le modèle du sport de compétition et un autre modèle plutôt intégrateur voire inclusif. Ces tensions se cristallisent autour d’enjeux matériels, de moyens humains, financiers et symboliques : identitaires, territoriaux. Toutefois, l’analyse des approches et des démarches a fait ressortir des convergences, de possibles « caractéristiques » du « socio-sport », notamment une démarche d’« aller vers » les publics les plus éloignés de la pratique sportive et la nécessité, pour intervenir efficacement sur les territoires, de développer des partenariats. Ce travail de thèse répond à la volonté de proposer aux protagonistes un regard sur le paysage socio-sportif rennais leur permettant de ne plus l’envisager principalement sous l’angle concurrentiel mais complémentaire.