Thèse soutenue

Temps, espace et identités : recherches sur les coexistences religieuses dans la Rome tardo-antique (312-410)

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Auteur / Autrice : Vincent Mahieu
Direction : Nicole Belayche, Françoise Van Haeperen
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'antiquité : histoire, archéologie, langues et littératures
Date : Soutenance le 27/06/2018
Etablissement(s) : Paris Sciences et Lettres (ComUE) en cotutelle avec Université catholique de Louvain (1970-....)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Établissement de préparation de la thèse : École pratique des hautes études (Paris ; 1868-....)
Laboratoire : Anthropologie et histoire des mondes antiques (Paris ; 2010-....)
Jury : Président / Présidente : Claire Sotinel
Examinateurs / Examinatrices : Nicole Belayche, Françoise Van Haeperen, Claire Sotinel, Aude Busine, Jean-Marie Auwers, Jean-Marie Salamito, Jean-Marie Yante
Rapporteurs / Rapporteuses : Claire Sotinel, Aude Busine
DOI : 10.70675/b45f1837z92adz4456z9e3fzc2f31842737a

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Le IVe siècle de notre ère représente indéniablement un tournant majeur dans l’histoire de l’Europe occidentale. Le passage du christianisme du statut de culture marginale d’une communauté religieuse à celui de pôle culturel et normatif à l’échelle d’une société constitue une transition caractéristique de l’Antiquité tardive, qui s’est d’abord opérée sur le terrain des systèmes sociaux de référence que sont le temps et l’espace – lieux d’expression identitaire. La richesse documentaire de l’''Vrbs'' ajoutée à sa position de capitale historique et de cité de première importance pour le christianisme en font un cadre d’étude singulier. Cette enquête sur le partage du temps et de l’espace, entre la victoire du Pont Milvius (312) et le sac d’Alaric (410), propose une reconstruction des temps de la cité et une exploration des mécanismes de développement de l’organisation calendaire de l’Église et d’insertion au sein de la trame temporelle urbaine (partie 1). Sur la base d’un catalogue qui actualise le ''LTVR(S)'', elle reconstitue la topographie polythéiste et examine l’inscription de l’ancrage matériel du culte chrétien au sein du territoire romain (partie 2). Au travers de ces analyses transversales et d’études de cas (partie 3), elle tente aussi de comprendre des modes d’interaction, de coexistence religieuse au sein d’une société. La recherche replace le curseur sur la continuité plutôt que la rupture. Elle révèle un modèle prioritairement intégratif et une stratégie de conformité aux dynamiques romaines dans le partage du temps et de l’espace. Elle argumente sur une cohabitation religieuse globalement pacifique portée par un investissement identitaire commun focalisé sur la ''Romanitas''.