Machines de guerre et Appareils d’État : sociologie historique des forces armées à Madagascar
| Auteur / Autrice : | Josie Dominique |
| Direction : | Rémy Bazenguissa, Solofo Randrianja |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Etudes politiques |
| Date : | Soutenance le 12/12/2018 |
| Etablissement(s) : | Paris Sciences et Lettres (ComUE) en cotutelle avec Institut d'études politiques de Madagascar |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales |
| Partenaire(s) de recherche : | établissement de préparation de la thèse : École des hautes études en sciences sociales (Paris ; 1975-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Olivier Ihl |
| Examinateurs / Examinatrices : Olivier Ihl, Françoise Blum, Mariane Conchita Ferme, Didier Nativel |
Résumé
Notre travail de recherche se propose de faire une sociologie historique des forces armées pour comprendre les relations civilo-militaires prévalant à Madagascar. Ces forces contribuent, tout autant, à y instituer les pouvoirs politiques qu’à les défaire. Pour saisir cette tension, nous avons choisi de nous inspirer de l’approche relative à la théorie de la machine de guerre et de l’appareil de capture de Gilles Deleuze et de Félix Gattari. Pour ce faire, notre principal hypothèse pose que, depuis le XIXe siècle que l’Etat se forme et se reproduit dans la confrontation entre son appareil de capture et les différentes machines de guerre. Nous proposons de tester cette hypothèse sur trois cas qui sont : premièrement, la situation des guerriers Mainty, serviteurs royaux et premiers fonctionnaires militaires et la conquête de Madagascar par l’armée royale de Madagascar au XIXe siècle ; deuxièment, la non reconnaissance des forces armées malagasy tirailleurs par l’État dans la guerre insurrectionnelle de 1947; troisièment, la formation des officiers à l’Académie militaire d’Antsirabe. À partir du traitement spécifique de ces trois cas, des intelligibilités générales seront construites pour nous permettre de modéliser les relations civilo-militaires qui prévalent depuis le XIXe siècle. À travers l’analyse des continuités et les ruptures de cette histoire militaire, la thèse éclaircit le lien des forces armées malgaches à l’appareil d’État en partant de l’époque précoloniale jusqu’ à la période républicaine actuelle. Ce travail de recherche s’appuie sur des documents d’archives récoltées en France et à Madagascar, ainsi que des données empiriques recueillies suite à des séries d’entretiens avec des officiers militaires.