Le langage mis en scène et en questions : étude du jeu verbal chez Alfred Jarry, Eugène Ionesco, Jean Tardieu, Valère Novarina
| Auteur / Autrice : | Jiaying Li |
| Direction : | Christian Biet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Arts du spectacle |
| Date : | Soutenance le 20/12/2018 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Histoire des arts et des représentations (Nanterre) |
| Jury : | Président / Présidente : Christophe Triau |
| Examinateurs / Examinatrices : Christophe Triau, Sonia Branca-Rosoff, Thomas Hunkeler, Xiaoquan Chu | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Sonia Branca-Rosoff, Thomas Hunkeler |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Partant de la conjecture selon laquelle le « théâtre du verbe » de Valère Novarina est moins un phénomène singulier dans le paysage théâtral contemporain qu’une forme d’aboutissement des tentatives d’avant-garde précédentes en quête d’un théâtre dédramatisé fondé sur un langage « inhumanisé », cette étude retrace le chemin spirituel qui relie la pataphysique de Jarry à la logodynamique de Novarina, en passant par le nonsense chez Ionesco et chez Tardieu, chemin sous le signe du jeu verbal. En situant cette dernière notion dans la perspective moderne (anti-utilitaire et anti-anthropocentriste) du langage et du théâtre, le travail s’interroge, dans un premier temps, sur les relations particulières entre le jeu verbal et le théâtre « non dramatique » du XXe siècle. En examinant, dans un second temps, les quatre formes de jeu verbal chez Jarry, Ionesco, Tardieu et Novarina, aussi bien dans les écritures que dans des explorations scéniques, la thèse invite à comprendre le jeu verbal comme une manifestation du doute sur le langage, un pouvoir critique vis-à-vis des conformismes, un appel au changement de perception et au mouvement de toutes les « règles de jeu ».