Thèse soutenue

Le cercle de l'Art Moderne, 1905-1910 : le Havre : place des modernités artistiques et culturelles en France au début du XXe siècle

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Auteur / Autrice : Géraldine Lefebvre
Direction : Ségolène Le Men
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'Art
Date : Soutenance le 02/02/2018
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Espaces, Temps, Cultures (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Histoire des arts et des représentations (Nanterre)
Jury : Président / Présidente : Laurent Baridon
Examinateurs / Examinatrices : Ségolène Le Men, Laurent Baridon, Frances Fowle, Yannick Marec, Marina Bocquillon-Ferretti, Marianne Mathieu
Rapporteurs / Rapporteuses : Frances Fowle, Yannick Marec

Résumé

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Le 29 janvier 1906, un groupe d’artistes et de collectionneurs créent au Havre le Cercle de l’art moderne. Parmi eux : les peintres Georges Braque, Raoul Dufy et Émile Othon Friesz, l’architecte Édouard Choupaÿ, le critique littéraire G. Jean-Aubry et quelques-uns des plus importants amateurs d’art de ce début de siècle : Olivier Senn, Charles-Auguste Marande, Pieter van der Velde, Georges Dussueil… L’association se fixe comme objectif de promouvoir l’art moderne dans toute sa diversité, organisant des expositions, des conférences et des concerts de musique. Monet, Renoir, Signac mais surtout les fauves, Matisse, Derain, Manguin, Marquet, Van Dongen, Vlaminck exposent leurs créations les plus récentes tandis que Debussy, Ravel et Roussel interprètent leurs compositions les plus originales. Frantz Jourdain et Guillaume Apollinaire apportent leur parrainage à l’association, qui affiche d’emblée sa filiation avec le Salon des XX à Bruxelles et le jeune Salon d’Automne à Paris. Le succès est retentissant, dépassant largement les frontières de la Ville. Cette thèse se propose de montrer combien ces années ont été cruciales pour Le Havre qui voit se créer un véritable marché de l’art fauve avec ses marchands, ses critiques d’art et ses amateurs. Le Cercle de l’art moderne a définitivement infléchi la politique artistique havraise vers une ouverture à l’art contemporain, plaçant la ville au rang de capitale culturelle de l’art moderne, dans une relation directe avec Paris et Bruxelles.