Réévaluer ce que le quotidien pourrait un jour impliquer dans l’art du XXIème siècle : la ville, l’espace et l’identité
| Auteur / Autrice : | Hye jung Shin |
| Direction : | Éric Bonnet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Esthétique, sciences et technologies des arts |
| Date : | Soutenance le 03/12/2018 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Arts des images et art contemporain |
| Jury : | Président / Présidente : Gisèle Grammare |
| Examinateurs / Examinatrices : François Soulages, Bernadette Nadia Saou-Dufrêne, Hyeon-Suk Kim | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Hyun-Cheol Kim |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La notion de quotidien est inévitablement liée au présent. L’art découle del’expérience des individus, de leurs intentions et des circonstances propres à tout lieu.Tout artiste participe inévitablement de la vie quotidienne qu’il ou elle partage avec lepublic, de même qu’en envisageant un art « vivant », l’artiste peut réellement vivre savie afin d’enrichir, éprouver et confirmer son existence. Nous concernant, dans le cadrede notre pratique artistique, nous devons donc penser aux instants où nous rencontronsdes situations nouvelles, aux hasards de la vie quotidienne. Ceux-ci permettent des’ouvrir aux autres, à un monde indifférent, dangereux, mais aussi séduisant etfascinant. L’expérience qui en découle peut alors être considérée comme une manière deralentir le cours des choses, d’influer sur le monde en interrompant son caractèremécanique et en prolongeant les espaces, au lieu de les segmenter, ne serait-ce que pourun bref moment. Dans notre étude, l’« ici et maintenant » se manifeste au moyen d’unensemble de procédés dévolus au champ du visuel, notamment en exacerbant les traitsd’un milieu, d’un environnement, d’un lieu. Cette thèse questionne ainsi les processus d’élaboration et d’expressionintervenant dans la production de certaines oeuvres, afin de déterminer le rôle etl’importance d’une dynamique, d’un contexte, que l’on pourrait qualifier de quotidien.Il s’agira alors d’examiner les oeuvres sous la perspective de certaines caractéristiquesqui répondent de ce quotidien – l’ordinaire, ou un certain rapport au temps et à l’espace–, dans le projet de redécouvrir des formes, des cultures, avec, plus particulièrement,une attention centrée sur l’homme : sa représentation, son environnement et son modede vie constituant les trois volets de cette thèse.Cette thèse, interroge, au final, les usages quotidiens de la rencontre dans le cadrede pratiques associées à l’art contemporain, tel qu’il se fait le reflet d’une quotidiennetéamplifiée. Discours qui, s’il n’est pas nouveau, mérite cependant, selon nous, qu’il soitcontinuellement reconstruit et reconsidéré. Dans cette optique, si chacun devient sonpropre médiateur, contribuant au renouvellement et à la spectacularisation du monde, ilsemble que nous nous destinons à nous heurter de nouveau à un mur, alors que nous savons,simultanément, qu'il est de notre devoir de nous greffer à la réalité. Dans le mêmetemps, nous avons de nouveau la possibilité d’en appeler à l’universalité, afin de révélerla structure interne de la vie quotidienne contemporaine, quand bien même il s’agiraitde contempler la duplicité et l’ambiguïté de sa propre existence quotidienne1.