Thèse soutenue

De quoi la psychose est-elle le nom ? Une psychanalyse à l'envers ? : Témoignages cliniques et présentations de malades de Jacques Lacan

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Auteur / Autrice : Daniel Blondet
Direction : Yolande Govindama
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 28/09/2018
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Homme, sociétés, risques, territoire (Rouen)
Partenaire(s) de recherche : Etablissement de préparation de la thèse : Université de Rouen Normandie (1966-....)
Laboratoire : Centre de recherche sur les fonctionnements et les dysfonctionnements psychologiques (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime ; 2017-....)
Jury : Président / Présidente : Alain Vanier
Examinateurs / Examinatrices : Yolande Govindama, Sidi Askofaré, François Sauvagnat, Céline Masson
Rapporteurs / Rapporteuses : Sidi Askofaré, François Sauvagnat

Résumé

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Après avoir dressé dans une première partie un bref panorama des approches psychiatriques et psychanalytiques de la psychose, nous présenterons dans une seconde partie la théorie structurale de la psychose suivant Jacques Lacan. Cette théorie s'appuie sur le concept central du Nom-du-Père et de sa forclusion. Nous envisagerons les conséquences de l'échec de la métaphore paternelle et les prolongements théoriques du second classicisme de Lacan avec l'introduction du ''père réel'' et l'extension du concept de forclusion par d'autres auteurs. La question de la clinique et de sa transmission fera l'objet de la troisième partie. Nous nous appuierons sur la critique des vignettes cliniques de Guy Le Gaufey afin d'introduire ce que pourrait être une clinique en acte, une clinique qui implique le praticien dans le témoignage du cas. Nous dégagerons la spécificité du transfert dans l'abord clinique des psychoses qui implique ''un transfert au psychotique'' et nécessairement, à l'encontre de la classique vignette clinique, le témoignage du clinicien dans l'écriture du cas. Pour illustrer notre propos sur une clinique in vivo, nous aurons recours aux présentations de malades de Jacques Lacan à l'Hôpital Sainte-Anne en 1975-1976 ainsi qu'à deux autres vignettes cliniques où les praticiens font montre de leur implication dans la cure de patients psychotiques.