Thèse soutenue

Du tronc commun au socle commun (1945-2005) : La question de la culture commune au coeur de la démocratisation de l'école.

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Quentin Portron
Direction : Pierre KahnIsabelle Harlé
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'éducation
Date : Soutenance le 29/11/2018
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Homme, sociétés, risques, territoire (Rouen)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de Caen Normandie (1971-....)
Laboratoire : Centre interdisciplinaire de recherche normand en éducation et formation (Caen ; 2017-....)
Jury : Président / Présidente : André Désiré Robert
Examinateurs / Examinatrices : Pierre Kahn, Renaud d' Enfert, Bruno Garnier, Marie Vergnon
Rapporteurs / Rapporteuses : Renaud d' Enfert, Bruno Garnier

Résumé

FR  |  
EN

Notre étude analyse les projets de socle commun (entre 1993 et 2006) et de tronc commun (entre 1944 et 1977) sous l’angle d’une tension entre deux formes antagonistes de démocratisation de l’école : démocratisation de la sélection et démocratisation de la réussite.Nous montrons que le socle commun institutionnel (2005-2006) ne parvient finalement pas à s’extraire du référentiel de démocratisation ségrégative caractéristique du système éducatif français. Cette logique de sélection se retrouve dans la conception d’un tronc commun que l’on repère, par exemple, dans les réformes de 1959 et 1963 ainsi que dans l’évolution du collège unique.À l’opposé, le socle commun proposé par la commission Thélot s’inscrit dans un paradigme de démocratisation de la réussite qui trouve des racines dans une tradition idéologique que nous pouvons observer à travers des projets tels que ceux définis, par exemple, par la commission Langevin-Wallon ou le ministre René Billères. Par-delà leurs différences d’approche, de contexte historique, d’objectifs en termes de réforme, le point commun est à situer dans l’élargissement de la culture commune allié à une redéfinition de la scolarité obligatoire intégrant dans le curriculum ordinaire les élèves dont le niveau est jugé faible. De ce point de vue, l’indispensable pour chacun ne peut être acquis que dans le cadre d’une culture pour tous.