Thèse soutenue

Hommes et animaux dans les colonies françaises des petites Antilles du XVIIe siècle à la fin du XIXe siècle : changements, résiliences et adaptations mutuelles

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Auteur / Autrice : Noémie Tomadini
Direction : Christine LefèvreSandrine Grouard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Archéozoologie
Date : Soutenance le 11/12/2018
Etablissement(s) : Paris, Muséum national d'histoire naturelle
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la nature et de l'Homme - Évolution et écologie (Paris ; 1995-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements (Paris)
Jury : Président / Présidente : Allison Bain
Examinateurs / Examinatrices : Christine Lefèvre, Sandrine Grouard, Allison Bain, Robert Chenorkian, Dominique Bonnissent, Bernard Grunberg
Rapporteurs / Rapporteuses : Robert Chenorkian

Résumé

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Les efforts récents portés sur l’archéologie des périodes historiques dans la Caraïbe permettent de se pencher sur la vie quotidienne des colons européens et des populations serviles dans les Petites Antilles françaises. Les vestiges fauniques apportent un éclairage complémentaire aux données textuelles pour documenter l’adaptation de ces nouveaux arrivants à un environnement insulaire qui leur était inconnu. L’étude archéozoologique a porté sur un ensemble de 27 sites de Guadeloupe, Martinique et Saint-Martin, couvrant la période de la colonisation européenne (première moitié du XVIIe siècle) aux temps qui ont suivi l’abolition de l’esclavage. Treize habitations, douze sites urbains, un atelier production de chaux et une épave de goélette ont livré un corpus de 18 101 restes identifiés, qui témoignent de l’exploitation de 176 espèces de vertébrés et d’invertébrés. Les espèces importées, en particulier le boeuf, les caprinés (mouton et chèvre) et le cochon, indiquent que les colons ont apporté avec eux les pratiques européennes. Néanmoins, la présence de 53 espèces de poissons et de 90 espèces d’invertébrés marins indiquent que les populations coloniales ont rapidement su exploiter la richesse de leur nouvel environnement. La faible présence de la morue dans les assembles a été remarqué, contrastant avec l’importance de ce taxon suggérée par les sources historiques.