Thèse soutenue

Valeurs du travail et capacités relationnelles, Réflexion éthique et managériale de la pensée de Martha C.Nussbaum

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Cécile Ezvan
Direction : Jean-Philippe Pierron
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 18/10/2018
Etablissement(s) : Lyon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de philosophie (Lyon ; Grenoble ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement opérateur de soutenance : Université Jean Moulin (Lyon ; 1973-....)
Jury : Président / Présidente : Frédérique Alexandre-Bailly
Examinateurs / Examinatrices : Frédérique Alexandre-Bailly, Thierry Ménissier, Pierre-Yves Gomez, Cécile Renouard, Solange Chavel, Peter Wirtz
Rapporteurs / Rapporteuses : Thierry Ménissier, Pierre-Yves Gomez

Résumé

FR  |  
EN

La présente thèse propose une réflexion sur les valeurs du travail à partir de l’œuvre de Martha C. Nussbaum, de sa conception des capacités, de la vie bonne et de la justice. Nous y définissions la valeur du travail en fonction de ses effets sur les capacités du travailleur et des autres partie-prenantes. Penser les valeurs du travail à partir des capacités relationnelles permet de rendre compte de dimensions essentielles que le travail permet de développer et que chaque être humain valorise : le respect de soi, la qualité des relations inter-personnelles ou les interactions positives avec le milieu naturel et culturel, de façon à préserver le bien vivre aujourd’hui et demain. Nous éclairons ainsi les enjeux et des finalités du bien vivre au travail, en s’appuyant sur une anthropologie et une éthique relationnelles inspirées d’Aristote et de Kant. Suivant cette approche, le travail s’inscrit aussi dans un cadre institutionnel qui vise à garantir à tous l’accès aux capacités, et en particulier à ceux qui en sont exclus.En contrepoint des approches purement instrumentales de la valeur du travail, d’inspiration utilitariste et néoclassique, cette conception des valeurs du travail est centrée ses finalités, en termes de fonctionnements humains et de vie bonne, à une échelle individuelle et collective.La portée pratique de cette recherche consiste à mettre en évidence les tensions dont le travail contemporain est l’objet et à proposer une démarche pour évaluer, de façon plus juste, les capacités des êtres humains qui y sont engagées. Elle ouvre ainsi la voie à une réflexion pour des acteurs économiques – équipes, entrepreneurs, investisseurs - qui souhaiteraient s’inspirer du cadre proposé pour faire évoluer leurs pratiques et leurs modèles économiques, en promouvant une économie qui serait davantage attentive à la qualité relationnelle entre les parties prenantes.