Thèse soutenue

Les commissaires de police face aux "risques psychosociaux" : étude psycho-socio-organisationnelle des contraintes et ressource dans l'activité policière

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Auteur / Autrice : Jean Sébastien Colombani
Direction : Philippe Sarnin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 16/11/2018
Etablissement(s) : Lyon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'éducation, psychologie, information et communication (Lyon)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Laboratoire GRePS (Lyon)
établissement opérateur d'inscription : Université Lumière (Lyon ; 1969-....)
Jury : Président / Présidente : Dominique Lhuilier
Rapporteurs / Rapporteuses : Pascale Desrumaux, Sandrine Croity-Belz

Résumé

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Ce travail de recherche vise à comprendre quelles sont les principales atteintes à la santé mentale des policiers de voie publique afin de dégager des pistes d’action managériales et organisationnelles. Nous avons pour cela cherché à identifier les principales contraintes et ressources qui entourent l’activité policière et son encadrement en nous basant sur une démarche de théorisation enracinée, au plus proche des acteurs de terrain, et sur la triangulation de méthodes qualitatives (observation directe et participante, entretiens individuels et collectifs, questionnaires). En croisant les travaux issus de la psychologie, de la sociologie des organisations et de la sociologie de la police, nous avons élaboré un modèle d’analyse systémique et multiniveau permettant de mieux comprendre les dynamiques organisationnelles sous-jacentes au « malaise policier ». Il ressort de cette recherche que l’encadrement policier est lui-même soumis à d’importantes sources de tensions qui le placent notamment dans une situation de management empêché. En somme, il apparaît que les cadres de l’institution sont directement victimes d’un mode d’organisation générateur de souffrance qui ne leur permet pas de répondre efficacement aux attentes formulées par leurs collaborateurs. Ne parvenant pas à agir sur les causes des tensions, la prévention des risques psychosociaux se focalise finalement sur la prise en charge des agents en difficultés. La notion actuelle de qualité de vie au travail, en cohérence avec les travaux issus de la clinique du travail, constitue selon nous un moyen d’action à privilégier pour améliorer la santé des policiers et la qualité du service public.