La réception critique de la poésie de Victor Hugo en France (1914-1944)
Auteur / Autrice : | Jordi Brahamcha-Marin |
Direction : | Franck Laurent |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Langue, littératures françaises, littératures francophones |
Date : | Soutenance le 30/11/2018 |
Etablissement(s) : | Le Mans |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés, Cultures, Echanges (SCE) (Angers) |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire Langues, littératures, linguistique (Le Mans) - Langues- Littératures- Linguistique des universités d'Angers et du Mans / 3L.AM |
Résumé
Cette thèse étudie la réception critique de la poésie de Hugo en France entre 1914 et 1944. Elle se fonde sur une conception large et englobante de la « réception critique ». Ainsi, elle envisage la manière dont l’œuvre poétique hugolienne est reproduite et diffusée (dans des éditions savantes, des éditions populaires bon marché, des livres de luxe, des manuels scolaires, des anthologies…) ou fait l’objet d’adaptations (mises en musique, parodies et pastiches) ainsi que les discours tenus sur la poésie de Hugo, que ceux-ci émanent d’universitaires, d’écrivains et intellectuels, de journalistes, de militants, d’hommes politiques, etc. En mobilisant un corpus riche et varié, en confrontant des démarches critiques provenant de champs très différents, notre travail fait apparaître quelques problématiques récurrentes.Celles-ci sont notamment relatives au statut de Hugo comme auteur patrimonial, à la centralité de la poésie dans son œuvre (et en particulier à la centralité des trois grands recueils de l’exil, Les Châtiments, Les Contemplations, La Légende des siècles), aux lectures et aux appropriations politiques auxquelles cette poésie donne lieu, à la manière de situer Hugo dans l’histoire de la poésie française (selon les cas, aux côtés de Lamartine et Musset ou aux côtés de Baudelaire, Rimbaud et Mallarmé). Au-delà du seul cas Hugo, notre travail jette aussi quelques éclairages sur la place de la poésie dans l’imaginaire du premier XXe siècle et sur la manière dont cette période se définit par rapport à un double héritage poétique, « romantique » et « moderne ».