Thèse soutenue

L'immobilier comme investissement financier, bien durable et actif productif : quatre essais sur les déterminants de ses prix

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Auteur / Autrice : Mathilde Poulhes
Direction : Alfred GalichonDenis Fougère
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 08/06/2018
Etablissement(s) : Paris, Institut d'études politiques
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de Sciences Po (Paris ; 1995-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Département d'économie de Sciences Po (Paris)
Jury : Président / Présidente : Florence Goffette-Nagot
Examinateurs / Examinatrices : Alfred Galichon, Denis Fougère, Gabriel Ahlfeldt, Roland Rathelot
Rapporteurs / Rapporteuses : Gabriel Ahlfeldt, Roland Rathelot

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Cette thèse est composée de quatre chapitres qui s’intéressent à différents aspects des marchés immobiliers. Le premier chapitre considère l’immobilier sous l’angle d’un investissement financier. On analyse l’influence de l’immobilier sur les choix de portefeuille des ménages et plus précisément sur la part d’actifs risqués détenus. On distingue l’effet de la richesse immobilière nette de l’effet de la dette immobilière et on obtient deux effets de signes opposés. Le deuxième chapitre analyse l’immobilier comme bien durable et cherche à expliquer la formation de son prix à partir des caractéristiques propres ainsi qu’à partir des caractéristiques de son environnement. Le troisième chapitre évalue l’impact d’un relèvement des droits de mutation qui a eu lieu entre 2014 et 2016 en France sur les volumes et les prix immobiliers. Cette réforme a eu pour effet une diminution du volume des transactions uniquement dans les zones les moins tendues, suggérant une inélasticité très forte de la demande en marchés tendus. En outre, l’augmentation de la taxe a été entièrement supportée par l’acheteur quel que soit le degré de tension du marché. Le quatrième chapitre est une analyse des effets des Zones Franches Urbaines (programme de subventions localisé) sur les prix immobiliers. Les résultats empiriques suggèrent que l’implémentation de ces zones a eu un effet inflationniste sur l’immobilier d’entreprise et dans une moindre mesure sur l’immobilier résidentiel. En outre, cet effet inflationniste est tiré par les zones à faible élasticité de l’offre immobilière.