Thèse soutenue

La communauté internationale face à la crise du Kosovo : de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie à l'intervention de l'OTAN (1991-1999)

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Auteur / Autrice : Arben Rushiti
Direction : Frédéric Turpin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance le 29/06/2018
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes (ComUE)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale sciences de l'homme, du politique et du territoire (Grenoble ; 2001-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Langages, littératures, sociétés, études transfrontalières et internationales (Chambéry ; 2013-...)
Jury : Président / Présidente : Laurent Cesari
Examinateurs / Examinatrices : Denis Varaschin, Odile Perrot
Rapporteurs / Rapporteuses : Laurent Cesari, François David
DOI : 10.70675/dfa46d13z180cz45c5z8bfaz85a260f4c628

Résumé

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De l’éclatement de l’ex-Yougoslavie en 1991 à la montée des tensions à la fin de 1997, la crise du Kosovo a été insuffisamment considérée par la communauté internationale, qui était accaparée par la gestion des conflits ouverts en Croatie et en Bosnie. Mais l’éclatement du conflit armé au début de 1998 poussa la communauté internationale à réagir au Kosovo. Or, cette réaction était à la fois tardive et insuffisante pour permettre de parvenir à une solution diplomatique du conflit. L’une des interrogations de ce travail est donc de déterminer si un règlement politique et pacifique du conflit était possible. Si, avant le conflit armé, tout n’a pas été tenté pour prévenir son éclatement, les chances de trouver une solution politique une fois les hostilités déclenchées, étaient illusoires. Aussi, toutes les initiatives entreprises par la communauté internationale au cours de l’année 1998 et le début de 1999 échouèrent.L’absence d’une solution diplomatique conduisit l’OTAN à intervenir militairement contre l’ex-République fédérale de Yougoslavie, entre mars et juin 1999. Les raisons qui ont motivé cette intervention constituent un autre questionnement important de cette thèse. Dans cette crise, l’OTAN semble avoir subi l’évolution de la situation plus qu’elle ne l’a précédée et anticipée. Selon notre hypothèse, l’Alliance atlantique s’est impliquée dans le conflit en espérant que ses menaces lui éviteraient une intervention militaire qu'elle croyait brève lorsque celle-ci devint inévitable. En entendant mettre fin au conflit par une démonstration de force contre Belgrade, l’OTAN se retrouva donc engagée dans une guerre qu'elle devait mener jusqu'au bout, car il en allait de sa propre crédibilité. Si d’autres facteurs ont également joué un rôle important, l’enjeu de crédibilité nous semble donc constituer l'élément déclencheur de l’intervention de l’OTAN, puis son moteur au fur et à mesure qu’elle se prolongeait et s’intensifiait.