Perceptions individuelles et mobilisations collectives autour du moustique Aedes albopictus dans le sud de la France : anthropologie des politiques sanitaires de prévention
| Auteur / Autrice : | Marion Le Tyrant |
| Direction : | Daniel Bley, Jean-François Guégan |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Anthropologie |
| Date : | Soutenance le 21/12/2018 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Espaces, Cultures, Sociétés (Aix-en-Provence) |
| Partenaire(s) de recherche : | : Étude des structures, des processus d'adaptation et des changements de l'espace. UMR 7300 (Nice ; 2012-) |
| Jury : | Président / Présidente : Jocelyn Raude |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-François Guégan, Sandrine Musso | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Marc-Éric Gruénais | |
| DOI : | 10.70675/80a90205z8258z4bfaz89e4z46fd67a6350e |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Le moustique Aedes albopictus, potentiellement vecteur de virus tels que la dengue, le Chikungunya ou le Zika est présent dans une quarantaine de départements français de métropole. L’expérience de cas et foyers autochtones de dengue et de Chikungunya enregistrés en Europe et en France métropolitaine depuis une dizaine d’années confirment l’intérêt des autorités d’anticiper le risque par l’adoption de stratégies collectives. Ce travail s’appuie sur une ethnographie des interactions entre les agents de la communauté d’agglomération Var-Esterel-Méditerranée et des riverains, ainsi que sur une série d’entretiens semi-directifs réalisés auprès d’acteurs institutionnels et d’administrés de la Ville de Nîmes. A partir d’analyses des discours et des pratiques, ce travail propose une réflexion sur les perceptions de la nuisance, des risques sanitaires associés à Aedes albopictus, ainsi que des mesures mises en œuvre à titre individuel et collectif. Cette thèse entend démontrer en quoi la lutte contre Aedes albopictus et la promotion de la mobilisation sociale à l’échelle institutionnelle locale relèvent moins d’enjeux strictement sanitaires que plus largement politiques et en particulier de priorisation de l’agenda politique local. L’enjeu plus général que nous discutons est de savoir si l’implication institutionnelle locale en matière de lutte contre le moustique tigre est révélatrice d’identités de territoire et préfigure des inégalités territoriales et plus largement sociales en termes d’accès à l’information, de prévention vis-à-vis des risques sanitaires et de qualité de vie des populations.