Thèse soutenue

La Quête de l'énoncé vivant. Éléments pour une poétique de la nouvelle chez Marios Hakkas.

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Auteur / Autrice : Jacques Bouyer
Direction : Stéphane Sawas
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littératures et civilisations
Date : Soutenance le 06/10/2017
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Langues, littératures et sociétés du monde (1997-... ; Paris)
Partenaire(s) de recherche : etablissement de préparation : Institut national des langues et civilisations orientales (Paris ; 1971-....)
Laboratoire : Centre d'étude et de recherche sur les littératures et les oralités du monde (Paris) - Centre d'Études et de Recherche sur les Littératures et Oralités du Monde / CERLOM EA 4124
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Stéphane Sawas, Gunnar De Boel, Emmanuel Vernadakis, Georgios F. Galanes, Elisabeth Tsirimokou
Rapporteurs / Rapporteuses : Gunnar De Boel, Emmanuel Vernadakis
DOI : 10.70675/2126f384z41f2z41f2z8112z7e655e4355c3

Résumé

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Dans les trois recueils de nouvelles publiés par Marios Hakkas (1931-1972) entre 1966 et 1972, la disparité entre les textes est manifeste. Trop souvent ignorée des critiques, elle s’explique par une diversité des approches énonciatives : les nouvelles-discours s’imposent au détriment des nouvelles-récits. Formellement construite comme un récit, la nouvelle prend de plus en plus la forme d’un discours à la première personne. L’objectif de la thèse a dès lors été d’étudier ce qui détermine une évolution faisant passer de la forme narrative, parfois convenue et idéologiquement marquée, à un type de discours non dogmatique, centré sur le sujet et libéré des contraintes formelles du récit.L’hétérogénéité des formes narratives est liée tant à la mutation des acteurs du récit que sont le narrateur et les personnages qu’au recentrage de la nouvelle sur la quête d’un savoir. Car c’est un énonciateur-sujet qui prend la relève du narrateur sans qu’on sache toujours très bien s’il s’agit de l’auteur lui-même, atteint d’un cancer, ou d’un être de fiction. Menant un travail d’interprétation dans le chaos des signes où il manque de disparaître, il tente de saisir sa propre identité, contribuant ainsi à refonder la nouvelle. Ce genre finit par s’enraciner dans une matière et sur une structure mobiles, se détournant de toute forme prédéterminée et univoque, privilégiant en tout cas une organisation ouverte aux affects et aux possibles. La nouvelle reprend vie et devient un énoncé vivant.