La collection ''terre humaine'' de Jean Malaurie (1955-2015) : littérature, anthropologie et photographie
| Auteur / Autrice : | David Couvidat |
| Direction : | Catherine Coquio |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Littérature générale et comparée |
| Date : | Soutenance le 29/06/2017 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne Paris Cité |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Histoire, langue, littérature et images : civilisations et sciences humaines et sociales (domaines francophones, anglophones et d'Asie orientale) (Paris ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | établissement de préparation : Université Paris Diderot - Paris 7 (1970-2019) |
| Laboratoire : Centre d’études et de recherches interdisciplinaires en lettres, arts et cinéma (Paris ; 2009-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Pascal Dibie |
| Examinateurs / Examinatrices : Catherine Coquio, Pascal Dibie, Jean-Louis Jeannelle, Vincent Debaene, Philippe Roussin, Patricia Sorel | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Louis Jeannelle, Vincent Debaene | |
| DOI : | 10.70675/0c5028bazfb98z40eezbba6zeeea7edf8800 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
La collection « Terre Humaine » (1955-2015) dirigée par un géographe et explorateur français, Jean Malaurie, se présente comme un espace de diffusion d’idées, d'objets, et de pratiques permettant d’explorer, dans la seconde moitié du XXe siècle, la perméabilité des frontières du champ littéraire au contact de l’anthropologie et de la photographie. La diversité des profils des auteurs, des modes d’écriture, des espaces et des périodes, dissimule l’unité souterraine d’une aventure éditoriale à vocation universelle qui cherche à comprendre les populations les plus variées, à la fois dans le temps et dans l’espace, afin de percer les mystères de l’existence humaine. La mise en réseau de témoignages portant sur des sociétés dispersées à la surface de la planète engendre une vision parallèle de l’espace mondial. En écho avec l’aventure des Annales mais aussi avec le réalisme et le naturalisme du XIXe siècle, une réflexion initiale sur les modalités d’écriture en sciences sociales finit par donner naissance à une littérature ethnographique fondée sur l’exploration de modes de vie et de pensée de populations marginales à l’échelle du globe. L’ethnographie est envisagée non plus seulement comme méthode scientifique de collecte de données mais plus généralement comme un mode d’écriture textuel, visuel et audiovisuel narrant la métamorphose tragique de sociétés au contact d’une civilisation.