Les créoles de l'île Maurice des années 1930 à l'indépendance : processus de construction identitaire d'une communauté
| Auteur / Autrice : | Jérémy Chilin |
| Direction : | Faranirina V. Rajaonah |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire, histoire de l'art et archéologie. Histoire africaine |
| Date : | Soutenance le 26/09/2017 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne Paris Cité |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Economies, espaces, sociétés, civilisations : pensée critique, politique et pratiques sociales (Paris ; 2000-2019) |
| Partenaire(s) de recherche : | établissement de préparation : Université Paris Diderot - Paris 7 (1970-2019) |
| Laboratoire : Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Paris ; 2014-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Alain Forest |
| Examinateurs / Examinatrices : Faranirina V. Rajaonah, Alain Forest, Catherine Fournet-Guérin, Mathieu Claveyrolas, Catherine Champion, Didier Nativel | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Catherine Fournet-Guérin, Mathieu Claveyrolas | |
| DOI : | 10.70675/0379c277z9629z477dz8d90z6a3bed707626 |
Mots clés
Résumé
Entre 1936 et 1969, le groupe très hétérogène des Créoles de l’île Maurice va être projeté dans la longue décolonisation de son petit territoire insulaire. Dans la lutte pour l’acquisition de meilleurs droits sociaux et politiques, d’une égalité avec les colons, les Créoles deviennent une force politique incontournable. Mais, bien vite, affaiblis par leurs divisions et leurs fragilités socio-économiques, ils se font dépasser par la majorité indienne de cette île de plantations de l’Océan Indien. Il s’en suit la création d’un front chrétien qui va combattre une indépendance indienne redoutée par les minorités. Dans cette lutte, les Créoles vont enfin prendre conscience de l’identité de leur propre groupe. Mais lors de la défaite électorale de 1967 et les malheurs issus des émeutes de 1968 qui en découlent, ils comprennent, que, dans cette société plurale, le communalisme les a durement frappés. Entre l’exil et la mise en marge de la société mauricienne, cette nouvelle communauté, qui venait juste d’émerger des tourbillons de la décolonisation, s’enfonce dans une crise profonde, un « malaise créole » qui la poursuit dramatiquement jusqu’à aujourd’hui.