Thèse soutenue

Le travail, voie royale vers la santé mentale ?

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Auteur / Autrice : Frédéric Widart
Direction : Sophie de Mijolla-Mellor
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie. Psychopathologie et psychanalyse
Date : Soutenance le 19/01/2017
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Recherches en psychanalyse et psychopathologie (Paris ; 2001-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société (Paris ; 2001-....)
établissement de préparation : Université Paris Diderot - Paris 7 (1970-2019)
Jury : Président / Présidente : Ouriel Rosenblum
Examinateurs / Examinatrices : Michel-Henri Martin
Rapporteurs / Rapporteuses : Christophe Dejours, Anne Brun
DOI : 10.70675/91289224z93fez4c79z8cb3zfe30345d1dbe

Résumé

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Notre époque se caractérise par une généralisation des logiques managériales à tous les domaines de l'activité humaine. Jugée trop passive et inefficace, la logique protectrice et indemnisation de l'Etat-providence évolue en direction de politiques d'activation et de responsabilisation. Ces dernières visent, à l'instar des entreprises, à faire de l'individu l'entrepreneur de sa vie, le gestionnaire de sa réinsertion socio-professionnelle comme de sa trajectoire de soins et de son rétablissement. Le modèle dominant actuellement l'organisation des soins en santé mentale est celui de la réhabilitation psychosociale. Ses principes se retrouvent, via l'OMS, au cœur des politiques nationales notamment belges et françaises. Cette approche met clairement l'accent sur la vie professionnelle en intervenant préférentiellement au niveau comportemental (acquisition de nouvelles compétences) tout en laissant sensiblement de coté les approches thérapeutiques basées sur la parole. Cependant, dans le contexte socio-économique actuel (mondialisation, productivité, burn-out, chomage), le travail peut-il véritablement constituer la voie royale vers la santé mentale ? En reprenant à leur compte l'idéal de l'entrepreneur, les nouvelles politiques de soins en santé mentale peuvent-elles favoriser la (re)mobilisation subjective à l'égard du ''travail'' (ordinaire et psychique) de façon à relancer la quête identificatoire, àdépasser les entraves de la psychopathologie ou du conflit identificatoire ? Si l'on considère que le travail de sublimation n'est pas d'une utilisation générale et n'est accessible qu'à peu d'homme, cet impératif est-il approprié à chacun et appropriable par tous ?