Thèse soutenue

La morbidité à long terme des enfants traités par hormone de croissance synthétique

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Auteur / Autrice : Amélie Poidvin
Direction : Joël CosteJean-Claude Carel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Recherche clinique
Date : Soutenance le 14/06/2017
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pierre Louis de santé publique : épidémiologie et sciences de l'information biomédicale (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université Paris Descartes (1970-2019)
Laboratoire : Maladies chroniques, santé perçue, et processus d'adaptation. Approches épidémiologiques et psychologiques
Jury : Président / Présidente : Mahmoud Zureik
Examinateurs / Examinatrices : Joël Coste, Jean-Claude Carel, Mahmoud Zureik, Sophie Christin-Maitre, Antoine Pariente, Jean Michon, Sonia Alamowitch
Rapporteurs / Rapporteuses : Sophie Christin-Maitre, Antoine Pariente

Mots clés

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Résumé

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Les données de la littérature concernant la tolérance à long terme du traitement par hormone de croissance (GH) recombinante sont très réduites. L’objectif du travail rapporté dans cette thèse porte sur l’analyse de la morbidité chez 6874 patients de l’étude SAGhE traités en France dans le cadre d’un déficit idiopathique en GH ou d’une petite taille constitutionnelle, avec les 3 axes de travail suivants : Risque neurovasculaire : Utilisant des données de référence issues de 2 registres de population, nous avons montré une augmentation du risque d’accident vasculaire cérébral (SIR à 3.5 ou 4.4 selon le registre considéré), et plus particulièrement d’hémorragies sous-arachnoïdiennes (SIR 5.7 ou 6.3). Risque de diabète : Utilisant les prescriptions d’antidiabétiques fournies par le SNIIRAM au sein de notre cohorte, nous n’avons pas mis en évidence d’augmentation de la prévalence du diabète traité (SPR 1.0). Risque de cancer : En comparaison au registre de référence du réseau FRANCIM, il n’y a pas de différence significative dans le risque de survenue d’un cancer (SIR 0.7). En revanche, le risque de développer une tumeur osseuse est 3.5 fois plus élevé chez les sujets exposés à l’hormone de croissance dans l’enfance. Les évènements ont été identifiés à partir de trois sources : a) RNIPP et CépiDC pour la connaissance du statut vital et les causes de décès si le sujet est décédé, b) Questionnaire de santé envoyé aux sujets non décédés, c) Données SNIIRAM à partir d’une extraction spécifique basée sur les identifiants des sujets de notre cohorte, permettant d’obtenir les codes CIM-10 des déclarations d’Affection Longue Durée, les codages PMSI entre 2008 et 2010 correspondant aux hospitalisations, et les prescriptions d’antidiabétiques.