Thèse soutenue

Le goût d'écrire et de lire dans le conte de fées français des 17° et 18° siècles. Fantaisies de l'écriture, du livre, de la bibliothèque et de la lecture

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Céline Gaubert Benoit
Direction : Jean-Paul Sermain
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littérature française
Date : Soutenance le 29/09/2017
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Littérature française et comparée (Paris)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris ; 1970-....)
Laboratoire : Formes et idées de la Renaissance aux Lumières (2005-... ; Paris)
Jury : Président / Présidente : Claude Habib
Examinateurs / Examinatrices : Jean-Paul Sermain, Claude Habib, Évanghélia Stead, Nathalie Ferrand, Jean Mainil
Rapporteurs / Rapporteuses : Évanghélia Stead, Nathalie Ferrand

Résumé

FR  |  
EN

L’étude du conte de fées de 1690 à 1789, période de la mode du genre en France, montre que la matière merveilleuse s’est constituée dès ses débuts avec des éléments de pratiques lettrées transposés du réel mais aussi et surtout transformés de manière fantaisiste. Les premiers conteurs (1690-1704) érigent en effet le genre selon une poétique complexe mariant l’oralité des temps naïfs et l’écrit, signe d’une pratique sociale et culturelle du conte. Les conteurs suivants en apportent des infléchissements plus parodiques, des imitations et des variations notamment orientalisantes. L’ensemble des auteurs est concerné mais à des degrés divers, Perrault, Choisy et Fénelon étant moins prolixes en la matière que Madame d’Aulnoy, Pétis de la Croix ou le chevalier de Mailly.Le pays merveilleux dévoile ses arcanes, son secret de fabrication métatextuelle à travers des scènes plus ou moins fugaces de lecture, d’écriture et d’évocations de bibliothèques féériques.