Thèse soutenue

L'égalité Femmes/Hommes dans les politiques sportives : l’interministérialité en question

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Auteur / Autrice : Floriane Varetta
Direction : Dominique CharrierBarbara Evrard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du sport et du mouvement humain
Date : Soutenance le 20/12/2017
Etablissement(s) : Université Paris-Saclay (ComUE)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences du sport, de la motricité et du mouvement humain (Orsay, Essonne ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement opérateur d'inscription : Université Paris-Sud (1970-2019)
Laboratoire : Complexité, innovation, activités motrices et sportives (Orsay, Essonne ; 2010-....)
Jury : Président / Présidente : Catherine Louveau
Examinateurs / Examinatrices : Dominique Charrier, Catherine Louveau, Marina Honta, Gilles Vieille Marchiset, Anaïs Bohuon, Charlotte Parmantier, Thierry Maudet
Rapporteurs / Rapporteuses : Marina Honta, Gilles Vieille Marchiset

Résumé

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Le monde sportif apparaît souvent comme un miroir grossissant de la société. Il peut être ainsi considéré comme un analyseur particulièrement pertinent des processus de construction du genre et des rapports sociaux de sexe dans les sociétés contemporaines. L’institution sportive, d’abord créée par des hommes pour des hommes, demeure particulièrement rétive à laisser plus de place aux femmes. Les institutions se féminisent mais le plafond de verre perdure.Les politiques pour l’égalité en France ont d’abord été sectorielles (droits civiques, droits à disposer de son corps, égalité professionnelle, etc.). Il en est de même en Europe où l’article 119 du traité de Rome pose le principe de l’égalité par une politique « pour le marché » (égalité de rémunération entre travailleurs féminins et masculins). A partir des années 90, la persistance des inégalités pousse l’Europe vers une autre approche de l’égalité, notamment au travers de sa prise en compte dans l’ensemble des politiques (approche globale et intégrée : gendermainstreaming). La France, en tant qu’État-membre, se devait d’intégrer l’acquis communautaire.La nomination en 2012 du premier gouvernement paritaire de l’histoire de la République (17 hommes et 17 femmes) et le rétablissement d’un ministère des Droits des femmes de plein exercice a montré l’engagement de l’État Français dans une nouvelle étape de mise en œuvre de la politique de l’égalité entre les femmes et les hommes. En s’inspirant du modèle européen, l’interministérialité comme renouveau des politiques publiques s’est déclinée depuis cette date. Entre 2012 et 2017, la thématique des Droits des femmes a fluctué entre ministère de plein exercice et secrétariat d’État. La loi du 4 août 2014 inscrit le principe d’égalité au cœur des politiques sportives notamment au travers de deux articles (article 56 relative à la protection des personnes victimes de violences et à la lutte contre les atteintes à la dignité dans le domaine de la communication - article 63 sur l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sportives).La thèse étudie les conditions, les instruments et les acteurs de la synergie interministérielle et son impact sur les politiques sportives. Elle analyse les plans de féminisation des fédérations afin de repérer la rentabilité différenciée de chacune d’entre elles à investir la thématique. Elle prend appui sur un audit territorial (département de Seine-et-Marne) afin de rendre compte des processus opérants de cette politique : logique descendante de la politique nationale (valorisation des plans de féminisation) ou logique expérimentale (éruptions ou plus rarement innovations locales).