Thèse soutenue

De Lⱥ à S( Ⱥ) : féminin et signifiant forclos : de l'absence à l'(in)existence : approches épistémologiques, pratiques et cliniques

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Auteur / Autrice : Soledad Penafiel
Direction : Emmanuelle Borgnis Desbordes
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 16/12/2017
Etablissement(s) : Rennes 2
Ecole(s) doctorale(s) : Éducation, Cognition, Langages, Interactions, Santé (ECLIS) (Nantes)
Partenaire(s) de recherche : COMUE : Université Bretagne Loire (2016-2019)
Jury : Président / Présidente : Laurent Ottavi
Examinateurs / Examinatrices : Fabian Fajnwaks, Pascale Macary
Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Fouchet, Clotilde Leguil

Résumé

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Notre recherche aborde l’énigme de l’Autre sexe. Si chez Freud, la question féminine a été traitée par le manque, chez Lacan elle a été traitée par l’absence. La féminité, la sexualité féminine, le féminin sont autant d’écritures de Lⱥ femme. Du manque phallique à l’absence du signifiant, notre parcours nous conduit logiquement vers de nouvelles voies, vers S(Ⱥ), ce qui ne sera pas sans incidences sur la clinique contemporaine - montée au zénith de l’objet, inclusion de plus en plus systématique de l’Imaginaire dans le Symbolique et règne de la jouissance. Nous interprétons l’absence du signifiant - chez la femme - comme un « signifiant forclos », qui se loge dans l’Autre (Ⱥ) et nous avançons que cette interprétation a des implications cliniques, éthiques et politiques pour la clinique lacanienne. Le « brouillage généralisée » propre à notre époque demande en effet un ordonnancement et des conditions épistémologiques, cliniques et politiques pour les analystes qui ont à « rejoindre la subjectivité de notre époque ». Notre recherche s’ouvre sur la différence de ce féminin intrinsèquement inconsistant avec l’inconsistance propre à notre époque - où le sujet est pris par la prééminence de l’image et du virtuel. Le féminin relève d’une question du parlêtre et traite la singularité dans sa forme la plus radicale. Tout être parlant est confronté à cette absence de signifiant, mais la réponse qu’un sujet peut donner à cette question s’avère des plus singulières. Si le féminin est décrit comme ce qui échappe au champ de la représentation, le féminin implique la manière avec laquelle l’être parlant invente une réponse à ce qui lui échappe