La féodalité en zone de marche : l’exemple de l’espace ardennais (XIe-XIIIe siècles).
| Auteur / Autrice : | Jean-Gabriel Harter |
| Direction : | Patrick Demouy |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance le 07/10/2017 |
| Etablissement(s) : | Reims |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences humaines et sociales (Reims ; 2012-) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : (CERHIC) Centre d'Etude et de Recherche en HIstoire Culturelle |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Marie Yante |
| Examinateurs / Examinatrices : Patrick Demouy, Véronique Beaulande-Barraud | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Dominique Barthélemy, Hélène Débax | |
| DOI : | 10.70675/3032e6a5z413fz429ez9458zfac4b5ea6f33 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
L’espace ardennais constitue un territoire féodal qui se forme au Xe siècle sur les terres du diocèse de Reims. La dévolution d’honneurs et de terres est issu de la volonté de plusieurs archevêques successifs désireux de maintenir l’autorité de leur Église sur leur diocèse tout en favorisant leurs familles respectives. Trois lignages bénéficièrent ainsi de la politique archiépiscopale : les comtes d’Omont, les comtes de Verdun qui formèrent la première phase de notre espace d’étude et enfin les comtes de Champagne qui, les derniers, dominèrent l’espace ardennais avant que ce dernier ne tombe dans les mains des rois de France, perdant par là même ses spécificités ce qui mena à sa disparition. Cet espace féodal constitue un exemple intéressant de territoire en position de marche entre France et Empire puis de marge entre les domaines de grands nobles tels que les comtes de Bar ou de Champagne. Cette situation construisit la féodalité ardennaise : unie par des liens familiaux, protéiforme, transfrontalière et capable de chercher loin de ses domaines les occasions d’alliances au point de briller jusqu’en Terre Sainte.