Thèse soutenue

De lents semencements

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Auteur / Autrice : Marie-Luce Nadal
Direction : Nadeije Laneyrie-DagenJosé Eduardo Wesfreid
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : SACRe, arts visuels
Date : Soutenance le 09/10/2017
Etablissement(s) : Paris Sciences et Lettres (ComUE)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, Arts, Sciences humaines et sociales (Paris ; 2010-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Équipe d'accueil SACRe - Sciences, arts, création, recherche (Paris) - Université Paris sciences et lettres (2020-....)
établissement opérateur d'inscription : École nationale supérieure des arts décoratifs (Paris)
Jury : Président / Présidente : Pierre Wat
Examinateurs / Examinatrices : Nadeije Laneyrie-Dagen, José Eduardo Wesfreid, Henri Foucault, Anne-Marie Delort, Hicham Berrada
Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Claudin

Mots clés

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Résumé

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De Lents Semencements est une thèse de création en arts visuels. Conformément au principe du doctorat SACRe (Science, Arts, Création, Recherche), la thèse se compose d’œuvres, dont certaines seront présentées en exposition lors de la soutenance, et d’un écrit qui retrace et problématise le parcours.Le mémoire présenté ici se compose de quatre carnets de dimensions différentes, d’une notice d’exposition et d’un support numérique. Numérotés de 1 à 4, les carnets peuvent être lus de manière aléatoire. Les fichiers numériques sont des vidéos auxquelles les carnets renvoient.La recherche porte sur la notion de contrôle : le contrôle, la maîtrise, l’obsession de maîtrise, que les hommes et la science entendent avoir sur les phénomènes naturels, dont la manipulation du monde.Précisément, on s’est attaché à capturer et cultiver les substances qui forment ce qui est défini dans une acception large comme l’atmosphère (ou les atmosphères), que celles-ci soient physiques (l’air qui nous entoure, les nuages) ou, par glissement pour la démarche présentée dans le dernier carnet, psychologiques : on dira par licence artistique, al/chimiques.Les œuvres qu’on découvrira dans ces carnets, et les recherches qui y ont conduit, se sont d’abord inspirées très précisément des processus scientifiques qui ont été observés dans un laboratoire de physique du CNRS , le laboratoire de Physique et Mécanique des Milieux Hétérogènes (UMR 7636, ESPCI Paris). Le questionnement ou l’un des questionnements de la thèse, outre la thématique du contrôle, scientifique comme matériau d’artiste. Cette thèse fait apparaître que la démarche esthétique dévie et éventuellement détourne – voire pervertit - les finalités du laboratoire. Le protocole scientifique a alors été utilisé comme métaphore ou procès poétique, associé à une forme d’enquête épistémologique, notamment sur la réception de la science par le public (attractivité, confiance, et incompréhension – donc foi et crédulité).Les quatre carnets décrivent chronologiquement l’évolution de la recherche doctorale. Le premier prend la mesure d’un travail en laboratoire. Le deuxième rassemble une série de travaux qui concernent tous les efforts de contrôle et de représentations de l’atmosphère au sens physique – en l’occurrence il s’agit de travailler avec les nuages. Le troisième est une installation en forme de volière une performance réalisée avec des mouches, dans le cadre d’une exposition s’articulant autour de l’épigénétique. Le quatrième carnet reflète la tentation d’échapper à la rigueur de la science pour explorer les possibilités de réception confiantes du public, autour d’un protocole consistant à mesurer ou sembler mesurer, les composantes chimiques d’une atmosphère psychologique.