Thèse soutenue

Dépasser le présent

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Lena Paugam
Direction : Jean-Loup Rivière
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : SACRe, mise en scène
Date : Soutenance le 27/02/2017
Etablissement(s) : Paris Sciences et Lettres (ComUE)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, Arts, Sciences humaines et sociales (Paris ; 2010-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Sciences, Arts, Création, Recherche (Paris) - EA 7410 — Sciences, Arts, Création, Recherche — SACRe
établissement opérateur d'inscription : Conservatoire national supérieur d'art dramatique (France)
Jury : Président / Présidente : Sophie Lucet
Examinateurs / Examinatrices : Christian Biet, Jean Loup Riviere, Thierry Thieu Niang, Marie Sophie Ferdane, Isabelle Starkier, Anne Françoise Benhamou
Rapporteurs / Rapporteuses : Christian Biet

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Cette thèse expose les caractéristiques formelles et substantielles d’un ensemble littéraire appelé « dramaturgies de la sidération ». Elle s’inscrit dans le prolongement des recherches de Jean-Pierre Sarrazac et de Catherine Naugrette sur la poétique du drame moderne et contemporain. Les pièces du corpus étudié ici ont pour point commun de présenter des situations fictionnelles bloquées où l’usage de la parole vient suppléer l’apparente inertie du corps des personnages. L’action dramatique y est mise en suspens, le temps et l’espace de la fiction y sont marqués par de multiples effets de clôture et les personnages y témoignent aussi bien de leur incapacité à agir que de leur difficulté de se sentir exister.A travers un cycle de création intitulé La crise du désir – états de suspension, espaces d’incertitudes et comprenant six mises en scène réalisées entre 2013 et 2016, Lena Paugam s’interroge sur le rapport entre sidération et désir dans les dramaturgies modernes et contemporaines. Envisageant la notion de présence comme un processus consistant à se projeter en permanence au-delà du présent, vers un futur immédiat, le désir est ici considéré comme un outil conceptuel au service de la mise en scène. Il permet de travailler sur le rapport de l’acteur à la temporalité de la représentation théâtrale. Depuis l’examen attentif des données littéraires des œuvres dramatiques de son corpus, jusqu’à la description de ses réalisations scéniques, en passant par l’exposé des problématiques nées au cœur des répétitions, cette thèse retrace le déploiement d’une démarche artistique qui s’appuie sur la notion de désir pour accompagner le travail technique des acteurs dans une approche musicale du jeu et de l’interprétation théâtrale.