Promotion de l’activité physique chez l’adolescent : interventions chez des jeunes obèses et des jeunes issus de familles socio économiquement défavorisées
| Auteur / Autrice : | Hervé Farfal |
| Direction : | Julien Bois |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives |
| Date : | Soutenance le 06/12/2017 |
| Etablissement(s) : | Pau |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale sciences sociales et humanités (Pau, Pyrénées Atlantiques) |
| DOI : | 10.70675/d303b4a0zac21z4fb7z9c58zfdf72671b9e1 |
Mots clés
Résumé
Cette thèse est basée sur le constat du manque d’activité physique (AP) chez les adolescents : environ 80% de cette tranche d’âge n’atteint pas les 60min quotidiennes recommandées. Cette situation aux conséquences sanitaires importantes, impacte davantage les jeunes les plus vulnérables comme les adolescents obèses et ceux issus de familles de position sociale et économique défavorisée. Deux études visant à promouvoir l’AP auprès de ces publics ont été menées : des mesures objectives de l’AP avant, pendant et après des interventions ont été réalisées dans deux contextes de prise en charge différents. L’objectif de la première étude était de tester la faisabilité et l’impact d’un programme d’AP à destination d’adolescents issus de milieux défavorisés en impliquant également un de leur parent. 18 parents et 22 adolescents ont participé au programme 1 parent – 1 ado. Il comportait deux fois deux heures d’AP par semaine pendant onze semaines pour chacun des groupes participants. Les niveaux d’AP ainsi que plusieurs paramètres anthropométriques, physiologiques et psychologiques ont été recueillis. Tous les participants ont suivi les onze semaines d’intervention. Les analyses ont montré que le seuil de 60 min d’AP quotidienne était atteint, uniquement pendant la durée du programme pour les adolescents. Celui de 30 min pour les parents l’était à tous les temps de mesures. Des analyses complémentaires ont révélé 1) des effets de la prise en charge sur l’AP modulés par l'âge chez les adolescents et par l'assiduité chez les parents, 2) une diminution de l’amotivation pour les adolescents les plus assidus et 3) une augmentation du bien-être pour les adolescents. Les résultats de cette étude pilote ont mis en évidence la faisabilité et l'efficacité d'un tel programme qui pourrait maintenant être déployé sous la forme d'un essai randomisé incluant un groupe contrôle.L’objectif de la deuxième étude était de tester les effets d’une prise en charge pluridisciplinaire de 10 mois sur l’indice de masse corporelle (IMC) et les niveaux d’AP d’adolescents obèses (21 garçons et 41 filles âgés de 14 ans avec un IMC de 33 kg/m²) dans un centre de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR). Le rôle modulateur du climat parental et de la motivation de l’adolescent sur l’efficacité de la prise en charge a été évalué. Les résultats indiquent un effet positif de la prise en charge avec une diminution de l’IMC et une augmentation de l’AP au cours de la cure et quatre mois après. De type curvilinéaire, la perte de poids est forte en début de cure puis se stabilise à la fin. Le climat parental semble jouer un rôle facilitateur lors de cette amélioration, notamment par le père, lorsqu’il est perçu comme étant plus chaleureux, plus impliqué et soutenant davantage l’autonomie. Ces programmes de promotion de l’AP génèrent des résultats prometteurs sur les niveaux d’AP des adolescents. Cependant, l’étude des déterminants du maintien des changements obtenus pendant les interventions doit être poursuivie.