Couches minces nanoporeuses structurées par des approches top-down et bottom-up : vers des capteurs optiques compatibles avec les smartphones
| Auteur / Autrice : | Olivier Dalstein |
| Direction : | David Grosso, Marco Faustini |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physique et chimie des matériaux |
| Date : | Soutenance le 16/10/2017 |
| Etablissement(s) : | Paris 6 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Physique et chimie des matériaux (Paris ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Chimie de la matière condensée de Paris (1997-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Catherine Schwob |
| Examinateurs / Examinatrices : Christian Serre, Andrea Cattoni | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Paolo Falcaro, Olivier Soppera | |
| DOI : | 10.70675/ac344ef7za692z4a78zb3c2zf31eab19d7a7 |
Mots clés
Résumé
La structuration multi-échelle (à l’échelle micro- et nanométrique) de matériaux fonctionnels est un thème de recherche particulièrement actif en raison du grand potentiel des dispositifs miniatures utilisables en microélectronique, en optique (contrôle solaire, photonique) en microfluidique (lab-on-a-chip) ou pour de la détection de molécules cibles. Plusieurs techniques de micronanofabrication sont utilisées pour réaliser ces dispositifs miniaturisés. D’une part, des techniques dites « Top-Down » qui sont utilisées pour créer des formes complexes à l’échelle micro- et nanométriques à partir de matériaux massifs. Cette approche repose sur des techniques de lithographie qui offrent une grande liberté sur l’architecture finale du dispositif. Cependant, ce large choix de formes et de structures se fait au prix d’un faible rendement de fabrication qui diminue considérablement le transfert vers la production à grande échelle. A l’inverse, la fabrication de matériaux multi-échelle peut être faite par l’assemblage d’éléments moléculaires (« building blocks »). Cette seconde approche, dite « Bottom-Up » a le mérite de pouvoir être employée sur de grande surfaces mais permet seulement d’obtenir des architectures simples. La combinaison de ces deux approches ouvre un large champ d’exploration et permettrait d’obtenir des structures complexes inédites inaccessibles autrement. Le but de cette thèse est de combiner les approches « Top-Down » et « Bottom-Up » pour obtenir des matériaux à architecture hiérarchique et qui possèdent à la fois des propriétés chimiques et optiques originales. Concrètement, le cœur de ce travail de doctorat a été le dépôt par voie liquide (« Chemical Liquid Deposition ») de couches minces nanoporeuses grâce à une technique de trempage-retrait (« Dip-Coating »). Ce dépôt est suivi d’une structuration induite par évaporation ou bien par lithographie. La nanoporosité de ces couches minces, qui peuvent êtres inorganique ou organique-inorganique (hybride), est induite par un phénomène d’auto-assemblage se déroulant pendant la phase de séchage du film. La structure multi-échelle résultante possède une organisation périodique à l’échelle micro- voire submicrométrique (structure photonique) mais également une nanoporosité (<100 nm) structurée; le dispositif photonique est utilisé pour détecter des vapeurs de Composés Organiques Volatiles (COV). Un accent sera mis sur la compatibilité de ces capteurs optiques avec les caméras de smartphone. Le but final est en effet de fabriquer des capteurs à bas coût, dont la réponse optique est directement lisible par un smartphone.