Thèse soutenue

Musique à travers la musique : vers une composition interactive assistée par ordinateur, basée sur un corpus

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Auteur / Autrice : Daniele Ghisi
Direction : Carlos AgónPierre Couprie
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Musique : recherche en composition
Date : Soutenance le 19/12/2017
Etablissement(s) : Paris 6
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Informatique, télécommunications et électronique de Paris (1992-...)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Sciences et technologies de la musique et du son (Paris ; 1983-....)
Jury : Président / Présidente : Jean-Pierre Briot
Examinateurs / Examinatrices : Myriam Desainte-Catherine, Miller Puckette
Rapporteurs / Rapporteuses : Georg Hajdu, Pierre Alexandre Tremblay

Résumé

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Le traitement de musique existante pour en construire de nouvelle est une caractéristique fondamentale de la tradition musicale occidentale. Cette thèse propose et discute mon approche personnelle au sujet : l'emprunt de fragments de musique à partir de grands corpus (contenant des échantillons audio ainsi que des partitions symboliques) afin de créer une palette de grains organisée par descripteurs de bas niveau. Les paramètres sont gérés par des partitions numériques hybrides. Cette thèse présente également la bibliothèque "dada", qui fournit au logiciel Max la possibilité d'organiser, de sélectionner et de générer du contenu musical grâce à un ensemble d'interfaces graphiques manifestant une approche exploratoire à la composition. Ses modules abordent, entre autre, la visualisation de bases de données, la segmentation et l'analyse des partitions, la synthèse concaténative, la génération musicale à travers la modélisation physique ou géométrique, la synthèse "wave-terrain", l'exploration de graphes, les automates cellulaires, l'intelligence distribuée et les jeux vidéo. Pour terminer, cette thèse traite de la question de savoir si la représentation classique de la musique, démêlée dans l'ensemble standard des paramètres traditionnels, est optimale. Deux alternatives possibles aux décompositions orthogonales sont présentées : des représentations de partitions fondées sur les "grains", qui héritent les techniques de la composition basée sur corpus, et des modèles d'apprentissage automatique non supervisés, fournissant représentations de la musique "agnostiques". La thèse détaille aussi ma première expérience d'écriture collaborative au sein du collectif /nu/thing.