Thèse soutenue

L'espace méditatif dans l'installation contemporaine et son inspiration extrême-orientale : étude de quelques exemples représentatifs

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Auteur / Autrice : Hye-Jun Park
Direction : Antoine GournayArnauld Pierre
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance le 15/12/2017
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre de Recherches sur l’Extrême Orient de Paris-Sorbonne (Paris)
Jury : Président / Présidente : Chang Ming Marie Peng
Examinateurs / Examinatrices : Thierry Dufrêne, Paul-Louis Rinuy

Résumé

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Cette recherche vise à éclairer le phénomène, dans l’art contemporain, de la création d'« espaces méditatifs » destinés à induire un certain état d’esprit fait d’intériorisation paisible. Nous l’étudions chez des artistes dont la plupart sont inspirés par la pensée extrême-orientale. Il s'agit des Coréens Kim Ho-deuk, Kim Kichul, Kimsooja, Kim Sung-bae, Yee Sookyung, des Japonais Miyanaga Aiko et Yamamoto Motoi, de l'Allemand Wolfgang Laib et de la Française Tania Mouraud. L'espace méditatif est réalisé au moyen de l’élaboration de divers genres d’environnements sensoriels, souvent poly-sensoriels, qui incitent le spectateur à s’y plonger et le conduisent ainsi à une certaine méditation. Dans la création de cet espace particulier, ce qui est essentiel, ce n’est pas seulement l’idée et le concept de l’artiste, mais aussi le soin qu’il met à réaliser son oeuvre. Soin dans la manipulation et l’exécution, recourant tantôt à des techniques artisanales traditionnelles, tantôt à d’autres, complètement inédites. Toujours l’attention est première : on la voit dans leurs actes lents, répétitifs, ascétiques, qui ressemblent même parfois à un rite. Ils ouvrent à une autre dimension de l’art, que l’on peut qualifier de spirituelle. On passe ainsi de la réflexion à la méditation, et parfois on rejoindra l’artiste dans l’intuition d’où est née l’oeuvre. Des questions fondamentales sont ainsi soulevées, sur la vie, la mort, le temps. Églises et temples sont aujourd'hui moins fréquentés, mais beaucoup cherchent une sorte d’espace ouvert « vers le haut », ou « vers le profond », un « espace méditatif ». Trouveront-ils cet espace à la galerie ou au musée ?