Thèse soutenue

Caritas Patriae : loyalisme politique et foi chrétienne. La correspondance entre Nectarius de Calama et Augustin d'Hippone. Epistulae 90-91 ; 103-104 (août 408-mars 409 ap J.-C.))

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Auteur / Autrice : Frédéric Adroma Adrupiako
Direction : Vincent ZariniFrançois Cassingena-Trévedy
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire des religions et anthropologie religieuse
Date : Soutenance le 01/12/2017
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : LEM Laboratoire d’études sur les Monothéismes (Paris ; 1998-....)
: Institut catholique de Paris
Jury : Président / Présidente : Anne-Isabelle Bouton-Touboulic
Examinateurs / Examinatrices : Philippe Curbelié, Miloš Lichner

Résumé

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La reconnaissance du christianisme comme religion de l’Empire romain eut pour conséquence, au début du Ve siècle, la suppression radicale du culte païen, tel que l’atteste la Constitution Sirmondienne 12 de l’empereur Honorius, datée du 25 décembre 407. La promulgation de cette loi provoqua de violentes émeutes de la part des païens de Calama. Ils s’insurgeaient contre une décision qui niait maintenant une tradition multiséculaire qui avait assuré jusque-là le salut et la prospérité de l’Empire. Prenant la défense de ses concitoyens, Nectarius s’adressa alors à Augustin pour que celui-ci intervienne auprès des autorités impériales afin d’obtenir l’atténuation de peines encourues par les coupables. Nectarius plaça sa démarche sous l’autorité de Cicéron, la justifia fondamentalement par son patriotisme municipal, et montra, au passage, la plus grande aptitude du paganisme à exprimer le lien traditionnel entre religion et devoir civique. Augustin qui entra volontiers dans ce débat, se référa lui aussi à Cicéron, à d’autres auteurs classiques et à la Bible. Cette démarche lui permit d’articuler exigences morales de sa foi et idéologie patriotique romaine, et de mettre aussi en évidence le loyalisme politique des chrétiens. Cet échange est original, car il constitue un véritable dialogue théologico-politique, rendu possible grâce au même univers culturel auquel appartenaient Nectarius et Augustin.