Thèse soutenue

L'impact des mesures prises par les banques centrales sur le marché monétaire

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Auteur / Autrice : Miklos Vari
Direction : Jean Imbs
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 24/11/2017
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale d'Économie (Paris ; 2004-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Paris-Jourdan Sciences Économiques (2005-....)
Jury : Président / Présidente : Agnès Bénassy-Quéré
Examinateurs / Examinatrices : Jean Imbs, Matthieu Bussière
Rapporteurs / Rapporteuses : Todd Keister, Guillaume Plantin

Résumé

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Cette thèse est une tentative de mieux comprendre l’impact des différentes mesures prises par les banques centrales depuis 2008, et en particulier en zone Euro. Elle se concentre sur les effets des différents politiques non-conventionnelles sur le marché monétaire. Le chapitre 1 montre comment la fragmentation du marché interbancaire perturbe la transmission de la politique monétaire. Le phénomène de fragmentation est introduit dans un modèle standard de marché interbancaire. On voit alors que de la liquidité excédentaire apparaît de façon endogène dans le modèle. Cela conduit les taux d’intérêt à court terme à s’éloigner du taux de la banque centrale. Le modèle est utilisé pour analyser les politiques conventionnelles et non conventionnelles de l’Eurosystème. Le chapitre 2 explique comment le programme d’achat de titres souverains de l’Eurosystème (le PSPP) a poussé certains taux du marché monétaire en dessous du taux de la facilité de dépôt de l’Eurosystème, qui est pourtant sensé être un plancher. Le chapitre explore empiriquement les interactions entre le PSPP et les taux d’intérêts collatéralisés. Le chapitre 3 montre comment des régulations très proches de celles de Bâle III étaient utilisées par les banques centrales dans les trois décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. A l’époque ces régulations étaient utilisées pour stabiliser l’inflation et la production, un rôle qui serait aujourd’hui typiquement attribué à la politique monétaire (et non à la régulation bancaire). Les expériences historiques que nous décrivons montrent clairement que la régulation de la liquidité a des effets restrictifs sur l’activité.