Thèse soutenue

Trois essais sur les Relations de Long Terme entre Croissance et Environnement

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Auteur / Autrice : Nicolas Clootens
Direction : Mouez FodhaXavier Galiègue
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 19/10/2017
Etablissement(s) : Orléans
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Orléans)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d'Economie d'Orléans (Orléans ; 2012-2017)
Jury : Président / Présidente : Thomas Seggmuller
Examinateurs / Examinatrices : Mouez Fodha, Xavier Galiègue, Thomas Seggmuller, Alain Desdoigts, Fabien Prieur, Francesco Magris
Rapporteurs / Rapporteuses : Alain Desdoigts, Fabien Prieur

Résumé

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Environnement et activités humaines interagissent à travers des relations multiples et complexes. Cette thèse s’interroge sur les limites que l’environnement pourrait imposer à la croissance. Le premier chapitre montre que l’environnement peut constituer un frein au développement en diminuant l’espérance de vie des agents, en freinant leur épargne, et peut causer des situations de trappes à pauvreté environnementales. La mise en place de politiques environnementales publiques peut néanmoins permettre d’éviter ces trappes et d’augmenter le niveau de revenu par tête. Dans le second chapitre,l’existence de ressources non-renouvelables polluantes nécessaires à la production est susceptible de freiner la croissance. Cependant, dans la lignée des travaux néoclassiques des années 70, les difficultés liées au caractère fini des ressources peuvent être dépassées par un progrès technologique exogène et des possibilités de substitution capital-ressources suffisantes. Il est par ailleurs démontré qu’une pollution non-persistante provenant de l’utilisation des ressources ne constituait pas un frein au développement. Enfin, le troisième chapitre démontre qu’une forte dépendance aux ressources naturelles affecte négativement la croissance des pays en développement, tandis que l’abondance en ressources naturelles la favorise. La dépendance étant le résultat de choix économiques, une politique de diversification de l’économie consistant à réinvestir les rentes issues de l’exploitation des ressources naturelles dans les secteurs secondaire et tertiaire pourrait permettre de la réduire. Par ailleurs, nous suggérons que développer l’éducation, les institutions et les marchés financiers pourrait permettre de limiter le risque de malédiction des ressources.