Thèse soutenue

La biodiversité alimentaire : sa mesure, ses conditions d’accès et le rôle des politiques : cas de la Tunisie

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Auteur / Autrice : Fayçal Kefi
Direction : Martine PadillaGiuseppina Carra
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences Économiques
Date : Soutenance le 30/03/2017
Etablissement(s) : Montpellier, SupAgro en cotutelle avec Università degli studi (Catane, Italie)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Economie Gestion de Montpellier (2015-.... ; Montpellier)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Marchés, organisations, institutions et stratégies d'acteurs - UMR MOISA (Montpellier)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Martine Padilla, Giuseppina Carra, Simona Bacarella, Jalila Elati, Marie-Josèphe Amiot-Carlin, George-André Simon, Alexandre Meybeck, Fatiha Benkhira-Fort
Rapporteurs / Rapporteuses : Simona Bacarella, Jalila Elati

Résumé

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Cette thèse étudie la biodiversité dans sa dimension alimentaire. En premier lieu la compréhension de la « biodiversité alimentaire » et les différents éléments qui la constituent était nécessaire. Il est en effet confirmé que la biodiversité est l’une des solutions pour combattre la faim cachée. Disposons-nous des instruments nécessaires pour la mesurer au niveau de l’offre et de la demande ? Comment l’intégrer dans le pilotage des politiques publiques ? Quelles mesures et actions faut-il mettre en œuvre pour conserver la biodiversité alimentaire et la mettre au service de la sécurité alimentaire? Une étude de cas a été réalisée en Tunisie dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. Des enquêtes et des outils ont été élaborés pour recenser toutes les données nécessaires à l’étude de la biodiversité alimentaire à tous les niveaux de la chaine alimentaire. Une analyse spécifique du rôle des produits sauvages comestibles a été menée. Largement connues et utilisées, les plantes sauvages sont encore sous-valorisées. Une méthodologie générique de l’étude de l’utilité nutritionnelle de la biodiversité alimentaire disponible a été proposée, avec une application aux marchés (indice de richesse spécifique, indice de Shannon et indice de Piélou, adaptés). L’utilité nutritionnelle de la biodiversité disponible est variable d’un nutriment à un autre. Une seconde partie a été consacrée à l’étude des politiques publiques. Une sélection d’options stratégiques pouvant être des leviers à la biodiversité a été faite à dires d’experts. La méthode « Multicriteria Mapping (MCM) » a été utilisée auprès de différentes parties prenantes pour l’étude de la performance des options et les hiérarchiser à des fins de propositions d’actions. L’éducation nutritionnelle a été estimée comme l’action la plus performante suivie de la conservation et la protection de la mer et de sa biodiversité et enfin des options de politiques agricoles en faveur des plantes autochtones. Le lien entre biodiversité et nutrition et le rôle des espèces sauvages n’étaient pas évident pour les participants. La conservation et l’amélioration de la biodiversité doit être orientée pour remédier au manque de trois nutriments, le calcium et les vitamines A et B12. Cependant une sensibilisation et une responsabilisation des différentes parties prenantes est indispensable surtout dans un contexte socio-économique difficile de la Tunisie post-révolution.