Modélisations multiphysiques à deux échelles du procédé de fabrication additive par fusion laser de lit de poudre
| Auteur / Autrice : | Pierre-Yves Durand |
| Direction : | Bruno Courant |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Mécanique des solides, des matériaux, des structures et des surfaces |
| Date : | Soutenance le 25/04/2017 |
| Etablissement(s) : | Nantes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences pour l'ingénieur, Géosciences, Architecture (Nantes) |
| Partenaire(s) de recherche : | COMUE : Université Bretagne Loire (2016-2019) |
| Laboratoire : Institut de Recherche en Génie Civil et Mécanique (Nantes ; 2004-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Philippe Bertrand |
| Examinateurs / Examinatrices : David Gloaguen, Marion Girard | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Muriel Carin, Jean-Marie Jouvard |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Quel que soit le secteur d’activité, les procédés de fabrication additive pour les matériaux métalliques ont un fort potentiel industriel, spécifiquement pour la production de pièces à haute valeur ajoutée. Le secteur de l’outillage est l’un des utilisateurs de ces procédés, et plus particulièrement du Selective Laser Melting (SLM). Ce procédé permet de diminuer les coûts et les temps de production des outillages, tout en augmentant la complexité des pièces fabriquées. Cependant, pour améliorer la qualité des pièces fabriquées, une meilleure compréhension des mécanismes physiques qui le régissent est nécessaire. Dans ce travail de thèse, consacré à la modélisation du procédé SLM, les approches suivies sont multiphysiques à deux échelles. La première échelle de modélisation, utilisant la méthode Volume Of Fluid, correspond à la fusion d’un lit de poudre par un laser puis sa solidification. Le lit de poudre numérique est produit à partir d’un générateur spécifique basé sur la granulométrie identifiée expérimentalement. Après certaines hypothèses simplificatrices posées sur les phénomènes physiques à modéliser, la tension superficielle a été implémentée et a nécessité l’utilisation de la méthode des « heights functions ». La seconde échelle de modélisation correspond à la construction d’une succession de cordons à l’aide de la méthode des éléments finis. Le modèle thermomécanique utilise la méthode « element birth » pour se rapprocher au plus près des conditions réelles du procédé. Après leur validation par des essais expérimentaux, les simulations ont permis de prédire le champ de température, la largeur de la zone fondue, ainsi que la formation du « keyhole ».