Thèse soutenue

Analyse économique des révolutions : Cas de la révolution Tunisienne

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Auteur / Autrice : Olfa Bouallegue
Direction : Alain Marciano
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences Économiques
Date : Soutenance le 23/11/2017
Etablissement(s) : Montpellier
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Economie Gestion de Montpellier (2015-.... ; Montpellier)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Montpelliérain d'Économie Théorique et Appliquée / LAMETA
Jury : Président / Présidente : Sandrine Michel
Examinateurs / Examinatrices : Alain Marciano, Sandrine Michel, Stéphane Mussard, Mehrdad Vahabi
Rapporteurs / Rapporteuses : Stéphane Mussard, Mehrdad Vahabi

Résumé

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En 2011, des mouvements sociaux et révolutionnaires d’une ampleur rare ont agité certains pays du nord de l’Afrique. Cela correspond à ce qu’on a appelé le printemps arabe.Le premier de ces pays touchés par ces mouvements est la Tunisie. Cette thèse porte sur la révolution tunisienne. Elle propose une analyse théorique et empirique de cette révolution.D’un point de vue théorique, ce travail se situe dans le cadre de l’analyse économique. Nous nous situons donc dans le prolongement de la littérature économique qui, à partir des années 1970, s’est intéressée aux mouvements sociaux et plus précisément les révolutions. La théorie économique a offert un autre cadre permettant d’analyser la manière dont l’action d’un petit groupe d’individus peut provoquer des bouleversements de grande envergure. L’un des objets de cette thèse est alors de proposer une synthèse de cette littérature. Nous soulignons que cette thèse revient sur les définitions de la révolution et propose une présentation qui essaye d’être exhaustive des analyses économiques des révolutions. Quatre types de modèles sont définis : la méthode décisionnelle, la théorie des jeux, la méthode d'analyse Tobit et le modèle seuil de mobilisation. Ces modèles ont parvenu à expliquer l’émergence d’un mouvement révolutionnaire mais ne prennent pas en compte la particularité de chaque pays, nous insistons en particulier sur ce point. Il n’en est pas moins vrai que, la littérature théorique sur les révolutions a précisé ce caractère unique pour chaque révolution. Autour de cette spécificité, l’idée centrale de cette thèse a été construite : quelles sont les causes de la révolution tunisienne ? En outre, la contribution principale de cette thèse est d’ordre empirique. Bien que de nombreuses recherches aient analysé de différentes manières les causes des révolutions (Données de panel, modèles économétriques), la méthode d’analyse en composantes principales (ACP) est, à notre connaissance, la première contribution dans l’analyse des révolutions et surtout la première étude de ce type appliquée à la Tunisie. Cette méthode a pu détecter trois ramifications caractérisant le 14 janvier 2011. Trois révolutions d’ordre sociologique et sociétal semblent particulièrement importantes : une révolution démographique, une révolution de l’alphabétisation et une révolution des attentes. Premièrement, la transition démographique et ses implications économiques et sociales. Deuxièmement, les inégalités et l’élargissement de la fracture sociale entre les régions. Troisièmement, la mauvaise gestion du pays suite à l’emprise de l’économie sous Ben Ali et ses conséquences catastrophique sur l’investissement et la création d’emplois.