Thèse soutenue

De l'indigène au soldat : les tirailleurs sénégalais de 1919 à 1940 : approche anthropologique et prosopographique.

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Auteur / Autrice : Anthony Guyon
Direction : Hubert Heyriès
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : HISTOIRE spécialité Histoire militaire
Date : Soutenance le 15/12/2017
Etablissement(s) : Montpellier 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences humaines et Sociales de Montpellier / CRISES - EA 4424 / CRISES
Jury : Président / Présidente : François Cochet
Examinateurs / Examinatrices : Hubert Heyriès, Anne-Marie Granet-Abisset, Jean-François Muracciole
Rapporteurs / Rapporteuses : Julie d' Andurain

Résumé

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De 1919 à 1940, le corps des tirailleurs sénégalais s’affirma davantage au sein de l’armée coloniale. Auréolée de ses succès relatifs dans la Grande Guerre, l’armée noire fut dès lors pensée comme une armée permanente, ayant vocation à combattre sur les fronts extérieurs. Dès juillet 1919, le recrutement reposa sur un appel par tirage au sort avec possibilité de remplacement. Des règles précises se mirent donc en place afin d’encadrer l’ensemble des étapes amenant ces soldats depuis l’Afrique occidentale et équatoriale française vers la métropole ou le bassin méditerranéen. L’hivernage et l’alimentation furent ainsi abordés avec davantage de soin. Le corps des sous-officiers africains offre quant à lui un panel de parcours présentant au plus près les carrières de ces hommes, leurs origines et les soldats qu’ils furent. Leur formation et leurs résultats aux différents examens permet également de mieux cerner les attentes de l’état-major et de la 8e direction. En définitive, le corps des tirailleurs sénégalais fut davantage pensé afin de l’améliorer. Pour autant en 1940, ces efforts de pensée n’avaient abouti à aucune réforme en profondeur et l’armée noire connut les mêmes déboires que l’armée française.