Thèse soutenue

Vers une performance globale et durable de la micro-entreprise en phase de post-naissance – l’impact des compétences de l’entrepreneur

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Auteur / Autrice : Thomas Rouveure
Direction : Isabelle Geniaux
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de gestion
Date : Soutenance le 29/11/2017
Etablissement(s) : Lyon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences sociales (Lyon)
Partenaire(s) de recherche : établissement opérateur de soutenance : Université Jean Moulin (Lyon ; 1973-....)
Jury : Président / Présidente : Véronique Zardet
Examinateurs / Examinatrices : Isabelle Geniaux, Véronique Zardet, Jean-Pierre Boissin, Thierry Nobre, Manuel Garcia, Nathalie Lefaivre
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Pierre Boissin, Thierry Nobre

Résumé

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Les fondements de l’entrepreneuriat placent l’entrepreneur comme l’acteur incontournable du processus entrepreneurial : c’est lui qui impulse la saisie d’opportunités, qui crée et développe une organisation et qui favorise le degré d’innovation dans l’entreprise, pour espérer créer de la valeur (Aldrich, 2005 ; Verstraete & Fayolle, 2005). En raison de la forte diversité de ses champs d’actions, nous avons fait le choix de cibler spécifiquement notre recherche sur la micro-entreprise (MIC) à une période précise du processus de création : la post-naissance. Quelles sont les activités constitutives du rôle de l’entrepreneur et les difficultés qu’il rencontre dans son entreprise ? Pourquoi seulement 4% des entreprises pérennes à 5 ans créent des emplois (Taugourdeau & Verdier, 2013) ? Cette recherche répond à des enjeux socio-économiques tels que : susciter l’esprit d’entreprendre, créer les emplois de demain et accroître le dynamisme du tissu économique (Assises de l’entrepreneuriat, 2013).Le cadre théorique s’appuie sur trois théories qui, par leur complémentarité, offrent une perspective novatrice à cette recherche. A partir d’une approche structurée de la performance globale et durable de l’entreprise, issue de la Théorie Socio-Economique (TSE) (Savall, 1974 ; Savall & Zardet, 1987), nous proposons de construire une Architecture Dysfonctionnelle de la Micro-Entreprise (ADME) qui permet une analyse approfondie de son environnement interne. Par la suite, nous l’expérimentons et mesurons les répercussions financières des dysfonctionnements pour ces MIC. La TSE, par sa méthodologie d’intervention, ambitionne une volonté de changement dans l’entreprise et révèle le besoin de développement de compétences et d’évolution des comportements professionnels (Savall et al., 2015). Ainsi, nous nous rapprochons du champ de la cognition entrepreneuriale, observé à partir de la notion d’ « attitude ». Ces attitudes, accumulées, forment notre conception de la Configuration Stratégique Cognitive de l’Entrepreneur (CSCE), inspirée de la Théorie du Comportement Planifié (TCP) (Ajzen, 1987, 1991), puis élargie à partir du champ de la cognition entrepreneuriale (Grazzini & Boissin, 2013; Mitchell et al., 2002, 2007;Shapero & Sokol, 1982).La CSCE offre un approfondissement sur les structures de croyances à partir desquelles l’entrepreneur prend ses décisions et agit (Grazzini & Boissin, 2013). Elle permet d’expliquer dans quelle mesure l’intervention socio-économique agit sur l’intention de changement, puis, sur le comportement de l’entrepreneur. Par ailleurs, une relation peut se tisser entre la TCP et l’approche par les compétences à partir des attitudes de l’entrepreneur. La théorie de la compétence, adaptée au champ de l’entrepreneuriat (Bird, 1995 ; Chandler & Jansen, 1992 ; Lans et al., 2010 ; Man & Lau, 2000 ; Toutain & Fayolle, 2008), reconnaît le tryptique :connaissance (savoir), pratiques (savoir-faire) et attitudes (savoir-être). La CSCE peut représenter un cadre d’analyse du savoir-être qui approfondit les caractéristiques d’influence d’actions de l’entrepreneur. Enfin, la relation établie avec la TSE est proposée à partir du modèle de coût-valeur des activités (Savall & Zardet, 2008) qui connecte la compétence à une activité. Nous proposons et expérimentons la nomenclature d’activités de l’entrepreneur, représentative des pratiques et savoirs qui lui sont nécessaires, tous intégrés dans trois rôles : entrepreneurial, gestionnaire et technico-fonctionnel (Chandler & Jansen, 1992).La recherche empirique s’est déroulée en deux étapes. La première étape, exploratoire, comprend 43 répondants, acteurs divers de l’entrepreneuriat. La seconde est une recherche-intervention menée auprès de 16 MIC en phase de post-naissance. Ainsi, la problématique centrale de cette recherche est la suivante: Comment instaurer une méthodologie d’accompagnement visant à modifier l’intention de l’entrepreneur quant aux actions qu’il réalise dans son entreprise?