Les chinois en Algérie : un nouveau paradigme d’immigration : le cas des commerçants chinois

par Samia Hammou

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Antigone Mouchtouris.

Le président du jury était Céline Bryon-Portet.

Le jury était composé de Antigone Mouchtouris, Jean-Michel Morin, Piero-Dominique Galloro, Rachid Hamadouche.

Les rapporteurs étaient Jean-Michel Morin.


  • Résumé

    La migration massive des Chinois vers l’Algérie a coïncidé avec le retour de la santé financière, suite à la hausse des cours du pétrole et du gaz à la fin des années 1990. La nouvelle solvabilité de l’Algérie lui a permis de relancer d’immenses chantiers de construction qui ont nécessité de faire appel à la main d’œuvre Chinoise qualifiée et peu coûteuse. Plus de 50 sociétés Chinoises d’envergure sont présentes aujourd’hui en Algérie, une vingtaine d’accords de coopération Sino-algérienne ont été signés dans divers secteurs.Ce phénomène de migration économique a alors drainé dans son sillage un nombre appréciable de commerçants Chinois qui ont invertis dans le commerce. Les premières boutiques Chinoises de vêtements qui ouvrent dans l’Algérois sont baptisées « Vogues Chinoises », selon le CNRC (Centre National des Registres de Commerce) à la fin de l’année 2013, 838 commerçants Chinois étaient inscrits au registre du commerce (personnes physiques et personnes morales). La plupart des commerçants chinois se concentrent dans les mêmes secteurs d’activités. On trouve des produits très similaires : habits pour adultes et enfants, chaussures, accessoires de mode (bijoux, barrettes, linge de maison, etc.). Le made in China semble avoir un succès auprès de la population locale, les commerçants jouent sur les prix malgré la réputation que connait le produit Chinois de « mauvaise qualité ».Dans cette étude, nous nous interrogeons sur la place qu’occupent ces étrangers dans le paysage algérien et la cohabitation qui règne entre ces deux populations

  • Titre traduit

    The Chinese in Algeria : a new paradigm of immigration : the case of Chinese traders


  • Résumé

    This thesis addresses the evolution of the concept of the foreigner in a country of emigration through the example of Chinese traders in Algeria. The definition of the foreigner which for a long time dominated the discipline of the sociology of immigration since the beginning of the nineteenth century is no longer the same today because it no longer meets the current context. The evolution of representations against foreign countries is due to the change in the aspirations of the foreigner himself, who is looking for new opportunities. It is no longer a question of foreigners representing a labor force in the context of economic immigration. We are faced with a foreigner who emigrates with his money for a specific purpose that is to say to undertake and sometimes even create employment for the benefit of the premises. Thus, abroad, by its aspirations, creates a dynamic of representations that allows the coexistence of pre-established representations and those relating to coexistence and social relations. The development of representations with regard to the foreigner integrates a modernization of this concept. Nevertheless, some representations refer to stereotypes and prejudices that are sometimes anchored in society and which become myths, notably on the Chinese product. Nevertheless, things change with respect to the perception of the Chinese personality which is on the contrary appreciated and sometimes considered as an example of success. This research allows us to understand that we are facing a paradigm shift in the study of the phenomenon of migration and that it is necessary to develop new concepts to analyze this new type of foreigners

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