Thèse soutenue

Essais sur la psychologie économique du comportement d’évasion fiscale

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Auteur / Autrice : Antoine Malezieux
Direction : Nicolas JacquemetYannick Gabuthy
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences Economiques
Date : Soutenance le 23/06/2017
Etablissement(s) : Université de Lorraine
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale SJPEG - Sciences Juridiques, Politiques, Economiques et de Gestion (Lorraine)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Bureau d'économie théorique et appliquée (Strasbourg ; 1972-....)
Jury : Président / Présidente : Angela Sutan
Examinateurs / Examinatrices : Yannick Gabuthy, Angela Sutan, Erich Kirchler, Marie-Claire Villeval
Rapporteurs / Rapporteuses : Erich Kirchler, Marie-Claire Villeval

Mots clés

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Résumé

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Le premier Chapitre utilise les acquis de la psychologie différentielle et de la psychométrie pour corréler le comportement d’évasion fiscale observé dans le laboratoire aux traits de personnalité individuels, mesuré grâce à des questionnaires psychométriques standardisés. Ces questionnaires de personnalité sont liés aux émotions morales, aux jugements moraux et à la soumission à la norme. Les résultats montrent d’abord que les questionnaires mesurant les émotions morales expliquent mieux les comportements d’évasion que les autres questionnaires. Ensuite, le pouvoir explicatif de ces traits de personnalité reste très modeste. Cette absence de relation forte met donc l’accent sur l’importance du contexte institutionnel dans lequel la soumission fiscale est mesurée. Les deuxième et troisième Chapitres tentent de mieux prendre en compte ce contexte institutionnel, en utilisant la psychologie sociale de l’engagement. Le second Chapitre montre que la modification de l’environnement du contribuable, à travers l’exposition à un serment à dire la vérité, accroît le niveau d’honnêteté des déclarations fiscales qui lui font suite. Le troisième Chapitre tente d’expliquer la cause du phénomène suivant : la démocratie directe, comme présente dans certains cantons en Suisse, serait la source d’une plus grande soumission fiscale. D’après la littérature existante, sa cause pourrait être soit une coordination sociale entre les agents, soit un effet d’engagement du vote en lui-même. Les résultats montrent que la coordination sociale entre les contribuables ne permet pas d’expliquer ce phénomène, qui reflate plutôt un effet d’engagement de la participation au processus électoral.