Thèse soutenue

Le Corbusier et le cinéma : la communication d'une oeuvre

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Auteur / Autrice : Véronique Boone
Direction : Richard KleinÉric Van Essche
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Architecture
Date : Soutenance le 27/11/2017
Etablissement(s) : Lille 3 en cotutelle avec Université libre de Bruxelles (1970-....)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Lille ; 2006-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d'architecture, conception, territoire, histoire (Villeneuve d'Ascq)
Jury : Président / Présidente : Judith Le Maire-Moetwil
Examinateurs / Examinatrices : Richard Klein, Éric Van Essche, Judith Le Maire-Moetwil, Bruno Reichlin, Jean-Louis Cohen, Éric Monin, Tim Benton
Rapporteurs / Rapporteuses : Bruno Reichlin, Jean-Louis Cohen

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La présente étude s’intéresse à la production cinématographique et télévisée de et sur Le Corbusier lors de son vivant. Longtemps ignorée comme instrument de communication de l’architecture et de l’urbanisme, l’œuvre filmique (comme complément de la photographie et de l’édition) reste peu connue et reconnue. La thèse se construit en deux parties : une partie de catalogage de l’œuvre filmique, formant le corpus de l’étude, et une partie réflexive, qui s’interroge sur divers aspects de création et de diffusion de cette production. Un premier défi de la thèse consiste à étudier la masse d’archives relatives aux différents projets de films afin de combler le vide propre à cet aspect de la production de Le Corbusier, pour l’inclure à part entière dans sa production artistique. Le catalogue est le résultat d’une recherche transdisciplinaire qui demande une investigation dans deux, voire trois domaines de recherche : l’architecture, le cinéma et la télévision, en tenant compte des spécificités de chaque discipline. Chaque projet ou réalisation de documentaire est décrit depuis sa phase d’intention à sa réception jusqu'à sa valorisation, incluant les données techniques et les références contemporaines aux films. Ce corpus permet de mesurer l’importance de la quantité de documents cinématographiques et télévisés que Le Corbusier a pu entreprendre durant sa vie ou pour lesquels il a été sollicité. Aucun autre architecte ne semble avoir été si fréquemment sollicité, ni s’être impliqué de manière si récurrente dans de tels projets. Un deuxième travail, réflexif, traverse les modalités de la communication et de la représentation de l’architecture et de l’urbanisme de Le Corbusier par le biais du cinéma et de la télévision. De l’investigation dans les théories transdisciplinaires - de réception, de diffusion, socio-économiques, sémiotiques et rhétoriques - et leur application sur l’œuvre cinématographique et télévisée de Le Corbusier, résultent trois hypothèses : transmission, transposition et transcription.L’étude questionne dans un premier temps les mécanismes de la transmission. Par celle-ci est entendu tout mécanisme de médiation de Le Corbusier par le biais des documentaires – et par extension les interviews télévisées. En croisant les résultats du corpus avec les théories de réception, de diffusion et de marketing, des intuitions se confirment quant à l’efficacité ou l’inefficacité de certains documentaires comme outils de communication, voire de promotion. Dans un deuxième temps sont approfondis les savoirs sur le processus de création de Le Corbusier, autant sur le plan de la représentation de l’architecture, que sur le plan de la construction du discours dans les documentaires cinématographiques. Le principe de la transposition part du constat que les documents cinématographiques entretiennent des liens de proximité avec leurs contemporains photographiques. La recherche utilise les théories sémiotiques pour analyser la manière avec laquelle Le Corbusier compose avec l’imaginaire et les techniques de la photographie pour concevoir ses projets de films. La transcription concerne essentiellement l’argumentation cinématographique de Le Corbusier. Ici, l’analyse part du constat que les écrits de Le Corbusier sur le cinéma, et la pensée qui en émane, ne collent pas avec la réalité cinématographique et les nécessités d’un cinéma de communication. Sa rhétorique au cinéma est analysée en reprenant les techniques décrites par les principaux théoriciens de la rhétorique et comparée aux exemples venant des conférences et publications.